11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 18:13

Quelques mots reçus au fil des jours, livrés en toute simplicité...

Cliquez là !

Petits mots pour un grand bonhomme
Sétékri par Le Toto-Bois - dans Histoires Rencontres
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 00:04
Coucou manioc et kio, Beaugendre ensorcelée, bassin carrelé et coeur serré

Coucou manioc et kio, Beaugendre ensorcelée, bassin carrelé et coeur serré

Jacques a dit beaucoup de choses dans sa vie. Tout au moins j'ai beaucoup entendu, dans les nombreux instants partagés.

 

Jacques c'est Jacques Fournet. Je sais que c'était un grand botaniste mais ce n'est pas à un botaniste que je pense quand je pense à lui.

 

Il a dit beaucoup, mais jamais trop souvent, jamais en se répétant. Juste ce qu'il fallait. Et tout le monde l'écoutait.

 

Il disait des choses des plantes c'est vrai. Imaginez qu'il pouvait citer le nom de presque toutes les plantes qui habitent dans le beau pays de Guadeloupe. En français, en latin et parfois en créole si le mot existait. 

 

Lorsqu'en janvier dernier il a parlé de son parcours, lors de l'hommage rendu à l'initiative du Conservatoire botanique, sa conclusion a été la suivante : "Ah c'est vrai que maintenant j'ai un peu tendance à oublier le nom des plantes. Heureusement que j'ai fait une flore, je peux regarder dedans !".

 

Mais il disait aussi des choses de toutes sortes. Des blagues chuchotées à l'oreille pendant les réunions. Des anecdotes sur les collègues (avec malice mais jamais méchanceté). Des opinions politiques étayées. Des choses sur l'entraide.

 

Jacques a dit ne pleurez pas. Le Toto-Bois essaie. Et si une larme roule, ce sera pour glisser sur les feuillages de la forêt.

 

Un souvenir en images

 

 

Sétékri par AEVA le Toto-Bois - dans Rencontres Histoires
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 00:14
Pastel de Jean Chevallier - 1999

Pastel de Jean Chevallier - 1999

Les interviews pas du tout imaginaires du Toto-Bois.

 

Où l'on se rend compte qu'aucune vérité n'est jamais acquise.

Hé bien aujourd'hui, chers fidèles lecteurs, nous allons parler d'un sujet passionnant : moi ! Le phénix des hôtes de ces bois, j'ai nommé le Toto-Bois, Tapé, Tapeur, Pic de la Guadeloupe, Melanerpes herminieri (en latin dans le texte).

 

Ceux qui ont suivi mes aventures et dont la mémoire ne flanche pas vous diraient :

 

"Le pic habite dans les forêts et zones boisées de la Basse-Terre et dans les Grands-Fonds en Grande-Terre. Il n'est pas capable de voler à découvert sur plus de quelques dizaines de mètres, et c'est pour ça que les deux populations sont maintenant isolées".

 

Je dis bravo, c'est déjà bien d'avoir mémorisé tout ça. 

Mais ne voilà ti pas que pas plus tard que le dimanche 5 février, ces certitudes se sont effondrées, tels les glaciers sous l'action du réchauffement climatique.

 

Je vais donner la parole aux trois mousquetaires, ils sauront mieux que moi vous raconter l'affaire.

D'Artagnan (Anthony), Athos (Antoine) et Aramis (Alexandre). Que des A vous l'aurez noté. Portos était absent, c'était son jour de RTT.

Toto-Bois - Anthony, peux-tu m'expliquer où tu te trouvais hier, et ce que tu as vu d'extraordinaire ?

 

Anthony - Nous venions d’emprunter le petit chemin au sud de Goguette, au bord de la N6, qui se situe environ à mi-distance entre les bourgs de Port-Louis et d’Anse-Bertrand. C’est ce chemin qui mène aux marais de Port-Louis. J’ai alors aperçu une silhouette familière, en vol au-dessus du chemin : un Tapeur ! Ce qui est troublant, c’est qu’il a volé sur près de 400 mètres à découvert ! Et ce n’est pas tout, vous savez quoi ? Et bien ce Tapeur il avait le vol ondulant typic des piques ! [Pas pu résister, ndlr]. J’avais déjà eu l’occasion de le voir voler ainsi deux ou trois fois mais j’étais seul et avec mon faible pour les jus locaux je n’en parlais pas trop…

 

Toto-Bois - Antoine, confirmes-tu les dires d'Anthony ? N'avait-il pas, comme ça lui arrive parfois, abusé du jus de gwozey péyi ?

 

Antoine - On a rarement besoin de confirmer les observations d’Anthony ! [fayot, ndlr] mais il nous laisse les partager avec lui…

Il était au volant de son Duster, à regarder en l’air - ce qui n’est pas très rassurant quand on est passager  ;-) Tout à coup je ne sais pas quelle mouche le "pique", il s’écrie "PIC, PIC, PIC" alors qu’un toto-bois passe devant nous. Je ne réalise pas tout de suite l’engouement d’Anthony le cocheur pour cette observation de pic endémique, mais commun en Guadeloupe. Je suis à la jumelle l'individu qui, après s’être posé dans un arbre, se fait chasser par un Quiscale merle et continue sa route vers le nord.

 

"Gamin, c’est l’observation la plus nordique de cette espèce" me dit-il ! En effet, les données les plus proches au sud sont toutes de Beautiran à Petit-Canal, par Frantz, Eric et d’Artagnan justement.

 

Ce n'était pas un oiseau rare, mais c’était beau quand même…

 

Toto-Bois - Alexandre, qu'as-tu à ajouter pour finir de nous convaincre de la véracité de cette observation ?

 

Alexandre - Il s'agissait de ma deuxième sortie avec Amazona, au programme du jour : les oiseaux des marais. Résidant en Guadeloupe depuis peu, j'ai appris dernièrement que le Pic pouvait se laisser observer jusqu'aux Abymes. Je ne m'attendais donc pas à le voir à Port-Louis. Comme l'a dit Antoine, Anthony est devenu fou lorsqu'il a vu le Pic pour sa première apparition. J'étais à l'arrière, je n'ai rien vu... En revanche, lorsqu'il s'est montré pour la deuxième fois, j'ai pu bien le voir et il m'a effectivement fait penser aux pics métropolitains s'éloignant au loin, à découvert et en ondulant. C'était mon premier contact avec la bête, il était un peu loin, mais à en croire les connaisseurs, cette observation est particulière, présence la plus au Nord jamais constatée et vol ondulant rarement observé !

Vous savez donc ce qui vous reste à faire. Lever le nez le plus souvent possible lorsque vous vous trouvez en Grande-Terre, dans l'espoir de porter votre pierre à l'édifice de la connaissance. Evidemment cette découverte pose de nouvelles questions, mais c'est toujours comme ça. Par exemple, est-ce que les pics du nord ont dans le coeur le soleil qu'ils ont aussi dehors ?

 

C'est  à se demander si on ne ferait pas mieux d'arrêter de se poser des questions, et ainsi s'approcher au plus près de la vérité. 

Sétékri par Le Toto-Bois - dans Histoires Ornitho
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 22:25
... c'est une belle histoire...

L'occasion était trop belle. 

 

Vingt-cinq ans que les Tortues marines sont protégées en Guadeloupe, il fallait marquer le coup.

 

Cinq copains ont décidé vite fait sur le zing d'un bar d'écrire une histoire illustrée. Chacun a apporté sa petite pierre à l'édifice, et en moins de temps qu'il ne faut à une Tortue imbriquée pour brouter une Aplysina fistularis, le scénario était posé. Deux mois plus tard le bébé était là. Un livret d'une vingtaine de pages sur ce qu'est la vie d'une Tortue imbriquée. Où du moins sur ce qu'on en connaît à ce jour.

 

Pour télécharger cette merveille, cliquez .

 

Moi je dis chapeau, et j'aimerais bien faire l'objet d'une telle attention, un livret sur le Toto-Bois, vous imaginez ?

Sétékri par Le Toto-Bois - dans Reptiles Histoires
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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 01:31
Tête à tête entre Pterodroma hasitata et Adam Brown.

Tête à tête entre Pterodroma hasitata et Adam Brown.

"Cent fois sur le métier tu remettras ton ouvrage". Ce n'est pas moi qui le dis, mais le poète Nicolas Boileau. Toto-Bois l'eau ? 

 

Pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps, je me demandais ce que nous pourrions bien vous offrir pour le centième article dans le blog du Toto-Bois. Je séchais un peu dois-je dire.

Eh bien voilà, j'ai trouvé. Nous vous offrons l'espoir !

L'espoir de retrouver un oiseau peut-être disparu de Guadeloupe. Une espèce emblématique, signe un peu diabolique, un peu poétique. Le Diablotin.

Toto-Bois, centième !

Peut-être avez-vous suivi nos tentatives pour retrouver ce petit Pétrel, qui n'a pas été signalé sur la terre de Guadeloupe depuis... plus de cent ans (hum, je dois vérifier le nombre exact d'années).

Quête du Graal, version 2007. Le nez de Pascal, au Nez Cassé.

Quête du Graal, version 2007. Le nez de Pascal, au Nez Cassé.

Jetez un oeil là-dessus. 

http://caribbeannewsservice.com/now/one-of-the-worlds-most-rare-seabirds-rediscovered-on-dominica/

 

Le scoop. La Dominique est à un jet de pierre. Beaucoup de points communs. Et voilà-ti pas qu'ils viennent d'y re-découvrir le diablotin après plus de 150 ans d'absence. L'oiseau était parfois entendu et observé en mer. Mais là, radar et jumelles infra-rouge ont permis de l'observer à terre. Reste à découvrir les lieux de nidification.

 

 

C'est pas demain la veille qu'ils sauront là où je crèche.

C'est pas demain la veille qu'ils sauront là où je crèche.

Je le déclare sollennelement ici. Très forte récompense (cotisation AEVA à vie, avec carte de membre originale et personnalisée) à qui apportera des éléments de preuve que le Diablotin n'a pas disparu de nos terres. Que les falaises du Nez Cassé peut-être peuvent encore l'héberger.

Certes il vous faudra du courage. Affronter les sentiers mal pavés, et pas éclairés. Tendre l'oreille. Supporter l'ondée et le froid de l'altitude. Et supporter surtout l'incertitude.

 

A bientôt. Pour le 101ème !

Sétékri par Le Toto-Bois - dans Histoires
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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 12:23
A Viard, les mouettes atriciles se délectent des invertébrés qui se développement sur les échouages.

A Viard, les mouettes atriciles se délectent des invertébrés qui se développement sur les échouages.

Ne croyez pas que je veuille vous saper le moral.

 

Il n'est pas certain que le phénomène sargasses garde toute son ampleur dans les années à venir.

 

Mais il n'est pas certain non plus que ça s'arrange !

 

Etant d'un naturel curieux, je me suis invité à une réunion au sommet la semaine dernière. Perché sur le rebord de la fenêtre, j'ai pu suivre les explications de la DEAL (environnement), de l'ARS (santé) et de l'ADEME (financement d'actions). Si ce n'est que la terre s'est mise à trembler pendant que je me concentrais sur le sens du courant équatorial, je pense avoir à peu près compris. Je vous livre ce qu'a saisi ma cervelle d'oiseau.

Un peu d'histoire tout d'abord.

 

2011 - Premiers échouages massifs de sargasses en Guadeloupe. Le phénomère dure de juillet à octobre.

2012 - Même scénario, d'avril à octobre.

2013 - Rien !

2014 - A nouveau des échouages, cette fois de juillet à décembre.

2015 - Les choses se gâtent, année maudite mes frères. Ca a repris fin février, avec une ampleur jamais vue de mémoire de Pélican.

Moi je veille au grain, et j'avertis les services de la commune si elles arrivent.

Moi je veille au grain, et j'avertis les services de la commune si elles arrivent.

A retenir pour l'interro écrite : avant 2011, les sargasses étaient si peu nombreuses dans nos eaux qu'elles ne s'échouaient pas. Quelques petites touffes pouvaient traîner en mer, mais pas de quoi casser trois pattes à un Diablotin.

On embraye avec un peu de géographie et de climatologie (c'est bien la peine d'être en vacances).

 

Les sargasses naissent dans le Golfe du Mexique, puis - en passant par le sud de la Floride - rejoignent le vortex du Triangle des Bermudes (où elles côtoient les monceaux de bois et plastiques qui s'y accumulent également, mais ceci est une autre histoire).

 

Ce Triangle des Bermudes, c'est ce que le commun des mortels (vous) appelle la Mer des Sargasses. Dans le temps (avant 2011), des petites quantités de sargasses voguaient vers le sud et fréquentaient de façon très discrète les eaux des petites Antilles.

 

C'était nickel en ce temps-là.

C'était nickel en ce temps-là.

Mais voilà qu'en 2010, il se passe quelque chose de bizarre. Deux choses bizarres même.

 

Le pot-au-noir (à ne pas confondre avec le pot-aux-roses) s'est beaucoup renforcé. Le pot-au-noir (aussi appelé zone de convergence inter-tropicale ou ZIC) est une ceinture d'air à basses pressions, qui entoure la Terre près de l'équateur. Cette zone est appelée pot-au-noir par les marins, car elle est synonyme de situation peu claire et dangereuse.

 

Cette ZIC fait habituellement quelques centaines de kilomètres de large, et sa position évolue légèrement selon la période de l'année. 

 

Et alors, quel rapport avec les sargasses ? J'y viens, un peu de patience.

 

La Guyane est également concernée par le phénomène. Mais là, c'était avant.

La Guyane est également concernée par le phénomène. Mais là, c'était avant.

Au voisinage du pot-au-noir,  les vents sont faibles dans les basses couches de l'atmosphère. Ca crée comme qui dirait des calmes équatoriaux. Pétole.

 

En 2010 donc, ce pot-au-noir devient beaucoup plus large que d'habitude. Onlo ptéol ! De quoi bloquer le transit des sargasses.

 

On dirait que c'est ce qui s'est passé en 2010 : les algues se sont accumulées dans cette zone de calme, au nord-est du Brésil. Dans le même temps, il s'est passé un deuxième truc bizarre.

 

En temps normal, il existe un courant équatorial qui va vers l'ouest, et qui repousse donc les sargasses qui seraient dans le secteur. Ce courant est contrebalancé par un léger contre-courant qui va dans l'autre sens, vers l'est. Eh bien vous me croirez ou pas, en 2010 ce courant a été un peu plus fort que d'habiture, ce qui a encore plus empêché les sargasses de repartir vers l'ouest.

Résumé des faits pour 2010 : un gros paquet de sargasses stagne au nord-est du Brésil.

 

Toujours pas de rapport avec la Guadeloupe. La vie n'est pas simple, je vous l'ai déjà dit.

Ibis sacrés regardant passer les nutriments dans l'Amazone, sur l'île de Marajo.

Ibis sacrés regardant passer les nutriments dans l'Amazone, sur l'île de Marajo.

Il se trouve que dans cette zone du Brésil, le gros fleuve Amazone déverse ses eaux, chargées en nutriments. Et que cette interaction entre les nutriments et les sargasses a causé leur énorme prolifération. Nitrates et phosphates fournis par le fleuve ! Cerise sur le gâteau, 2015 est également une année anormale pour ce qui est des brumes de sables. Ce phénomène est intense depuis deux à trois mois et sans répit. Et ces brumes déposent des quantités importantes de nitrates, phospahtes et fer, tout ce qu'aiment les sargasses.

 

La suite on la connaît. Le courant Caraïbe fait voyager ces algues, qui viennent maintenant apporter une touche de déco à certaines parties du littoral.

Enfin de nouvelles teintes dans la palette du peintre. Ocre, rouge et brun. Ici, à Marie-Galante.

Enfin de nouvelles teintes dans la palette du peintre. Ocre, rouge et brun. Ici, à Marie-Galante.

Les questions que je me pose sont les suivantes :

 

Est-ce que les apports de nutriments de l'Amazone ont été plus forts en 2010 que par le passé ? Certains en effet mettent en cause la déforestation, qui aurait pour conséquence un apport accru de nitrates et de phosphates dans le fleuve. Mais je me dis que malheureusement, la déforestation ne date pas d'hier, ni d'avant-hier. Y aurait-il eu un effet de seuil ? Ou alors, le taux de nutriments normal de l'Amazone aurait-il de toutes façons suffi à booster les algues ?

 

Est-ce que cette énorme masse d'algues au large du Brésil a tendance à se réduire ? Puisque le renforcement du pot-au-noir et du contre-courant - causes premières de l'accumulation - ne se sont pas renouvelés, peut-être y a-t-il une chance que l'intensité du phénomène diminue globalement ? Et qu'à moyen terme, les impacts sur notre petite île soient moins importants ?

 

Comment se fait-il que l'espèce de sargasse dominante aux Antilles ne soit pas la même que celle du Triangle des Bermudes ? Deux espèces co-existent aux Bermudes : Sargassum natans (90%) et S. fluitans (10%). Aux Antilles, seule S. fluitans a été observée jusqu'à maintenant.

 

Pourquoi ne s'est-il rien passé en 2013 ? 

 

 

 

Un oeil exercé repèrera un petit banc de S. fluitans juste derrière l'îlet.

Un oeil exercé repèrera un petit banc de S. fluitans juste derrière l'îlet.

En conclusion, plus on en sait, et plus des questions se posent. C'est tout le temps comme ça depuis Galilée, il n'y a pas de raison que ça cesse.

C'est bien parce que c'est vous, je me suis fendue de deux petits dessins pour résumer l'histoire.

Sargasse d'un jour, sargasse toujours ?
Sargasse d'un jour, sargasse toujours ?

La suite de la réunion a été consacrée à l'impact potentiel de l'accumulation de ces algues sur la santé humaine et la santé animale tout court, et sur la façon de traiter le problème localement. Le sujet est vaste. Si vous me le demandez gentiment, un article fera suite à celui-là, lorsque des projets de collecte et de valorisation de cette biomasse auront vu le jour.

 

Il n'est pas interdit d'être optimiste !

Sétékri par Le Toto-Bois - dans Histoires
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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 14:15
Je n'ai pas mangé de sac en plastique...

... mais j'ai quand même sauvé une Tortue !

 

Efin quand je dis "je", je me vante. Je n'étais pas seul.

Retour sur les faits.

 

Comme nul ne l'ignore, les puces se tiennent au Moule le deuxième dimanche de chaque mois. En tant que Pic, je ne m'interdis pas les puces (j'en ai d'ailleurs parfois quelques-unes dans mon noir plumage).

 

Je baguenaudais donc, en compagnie des mes amies Alex et Aude, qui terminaient tout juste leur patrouille Tortues marines. Bredouilles après une nuit sur l'anse de Lavolvaine, dans le grand Nord (de la Grande-Terre). Bredouilles pas tout-à-fait, puisqu'elles virent un OVNI. Et je témoigne sous serment qu'elles n'étaient sous l'influence d'aucune substance particulière - si ce n'est leur dose quotidienne de vent du large. Mais de Tortues, point. L'OVNI fera probablement l'objet d'un article à venir.

 

J'étais sur le coup du siècle. Un plein bocal de vermisseaux en conserve pour seulement un Euro. Ce sont mes oisillons qui auraient été contents.

 

Je n'ai pas mangé de sac en plastique...Je n'ai pas mangé de sac en plastique...Je n'ai pas mangé de sac en plastique...

Mais le destin en a décidé autrement. Est-ce que vous croyez au destin ?

 

Là n'est pas la question. Le téléphone d'Alex fit entendre sa sonnerie cristalline. "Allo, ici Captain Chabrolle, coordinateur réseau Tortues. La gendaremerie du Moule me signale un individu en détresse sur le front de mer. Go go go". Ces mots à peine prononcés, je pus constater le dévouement sans limite des Turtle Shepherds. Renonçant immédiatement à l'achat d'escarpins (2 Euros) pour se précipter sur les lieux. Qui par chance étaient à deux pas. A proximité de la station service du bord de mer. 

 

Destin encore me direz-vous, la gente masculine du réseau avait aussi décidé de chiner aux puces. Thierry et Pierre nous rejoinrent donc dans des délais à faire pâlir de jalousie le SMUR ou autres pompiers. 

La scène de crime. ManGinette est arrivée on ne sait comment dans ce piège.

La scène de crime. ManGinette est arrivée on ne sait comment dans ce piège.

Elle ne semble pas blessée.

Elle ne semble pas blessée.

Alex explique que non, on ne touche pas les tortues, même à Malendure.

Alex explique que non, on ne touche pas les tortues, même à Malendure.

Sauf bien sûr si on est estampillé Réseau Tortues (formation en musculation offerte).

Sauf bien sûr si on est estampillé Réseau Tortues (formation en musculation offerte).

Sérieuse préparation du baguage.

Sérieuse préparation du baguage.

Proverbe que je propose à Hector Poullet : "On toti lou kon on boukèt mò".

Proverbe que je propose à Hector Poullet : "On toti lou kon on boukèt mò".

Ici la prise est sure.

Ici la prise est sure.

Et voila, dame ManGinette est prête pour le grand jeu.

Et voila, dame ManGinette est prête pour le grand jeu.

Mensurations svp.

Mensurations svp.

Bague à tribord.

Bague à tribord.

Bague à babord.

Bague à babord.

Photo-identification (votre compte est bon, estimez-vous heureuse d'avoir échappé au prélèvement d'ADN).

Photo-identification (votre compte est bon, estimez-vous heureuse d'avoir échappé au prélèvement d'ADN).

La coopération est totale avec les forces de l'ordre, on est vernis !

La coopération est totale avec les forces de l'ordre, on est vernis !

Il est temps que ManGinette retrouve son petit chez elle : l'océan.

Il est temps que ManGinette retrouve son petit chez elle : l'océan.

Thierry a filmé cet instant  https://youtu.be/SNG0Cy-Wp-Q

 

Nous saluons ici le monsieur qui a prévenu la gendarmerie. Nous espérons qu'il lira ces lignes car nous n'avons pas eu le temps de le remercier.

 

Crédits photos (ça fait chic) : AEVA, Kap Nat'... Le réseau en marche !

Sétékri par Le Toto-Bois - dans Histoires
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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 14:04

Mythe ou réalité ?

 

Volant ou soucougnan ?

 

Un oiseau cher à nos coeurs, probablement parce que porté disparu de Guadeloupe.

 

Disparu c'est vite dit. Certains d'entre nous, parmi les plus fous (folles), croient encore à ce diable.

 

diablotin-1.jpg

 

 

Pétrel Diablotin. Diablotin errant. Pterodroma hasitata.Oiseau de mer de la famille des Procellariidae.

 

Come back au siècle dernier. La Bible en la matière (Raffaele et al., 1998) nous dit, à peu de choses près : "Mes biens chers frères, le Diablotin émet trois cris distincts, dont l'un ressemble à la plainte d'un jeune chien blessé". Cette particularité, ainsi que sa façon de voleter en tous sens, lui auraient-il donné sa réputation de diable ?

 

Revenons à des considérations moins théologiques, et un peu plus ornithologiques que diable ! (pardon ça m'a échappé).

 

Cette espèce est classée au niveau mondial par l'UICN comme en danger d'extinction, et en danger critique d'extinction au niveau régional. Eradiqué de Guadeloupe où un tremblement de terre avait rasé sa dernière colonie du Nez Cassé au 19ème siècle, survivante de chasses mémorables au chien et au bâton décrites depuis le Père Labat, elle a été considérée comme éteinte de ce monde. Redécouverte à Haïti par David Wingate, en 1963 volant la nuit aux alentours de la Montagne de la Selle, ce n’est que depuis les année 2010 que ses sites de nidification sont bien connus grâce à l’usage de techniques de détection élaborées (radar mobile, caméra thermiques,…). Mais aussi ses zones de prospections pélagiques nouvelles au large du Vénézuela grâce à un suivi par satellite en 2014. Ce n’était pas son coup d’essai, David étant déjà le redécouvreur et spécialiste du proche cousin du Diablotin, le Pétrel de Cahow, qui nichait sur moins d’un ha aux Bermudes, après 300 ans d’extinction supposée !

 

L'espèce niche dans des crevasses ou des trous situés dans des falaises escarpées et boisées, entre 1500 et 2 000 mètres d'altitude. Un biotope qui ne court pas les rues me direz-vous. Les rues non, mais les pentes de la Soufrière, pourquoi pas ? La face sud du Nez cassé pourrait être propice, et être le théâtre des retours nocturnes de ces oiseaux, qui passent leurs journées à driver en mer.

 

Vu-de-la-Soufriere-Guadeloupe.jpg

 

A 6 reprises entre dans les années 1990 et jusqu’au milieu des années 2 000, menées par leur pasteur Philippe, les troupes d'AEVA ont fait le pèlerinage nocturne sur les pentes de la Soufrière. Ils ont sué sang et eau, ont essuyé des pluies froides, traversé des torrents en crues, ont trébuché dans les sombres sentiers, en se raccrochant aux branches des arbres abattus par un  cyclone, ont tendu l'oreille, ont espéré... et s'en sont toujours retournés bredouilles mais le cœur content de l'aventure. Enfin, presque tous car certains étudiants de l’Université n’ont jamais retrouvé les forces (ou le courage ?) pour participer à de nouvelles sorties d’AEVA. La rumeur s’en est répandue jusqu’au pays de deux autres Pterodroma, le Pétrel de Barau et le Pétrel noir de la Réunion, où le spécialiste local de ces volatiles, Mathieu Le Corre, racontait encore 10 ans après l’histoire de ses étudiants réunionnais qui avaient été emmenés par quelques fous la nuit sur les pentes de la Soufrière. 

 

 

Petite-Terre-TdH-Tournepierre-2102.jpg

 

Et ne voilà-t-il pas que Marion, une de nos sympathisantes, qui répond au surnom de "Marouette ponctuée" (ceci est une autre histoire, déjà racontée sur ce blog). Je disais donc, la Marouette s'était mis en tête de voir tout un tas d'oiseaux avant son départ de Guadeloupe. Madame s'était prise de passion pour l'ornithologie, allez comprendre pourquoi. Elle et ses fidèles amis, arpentaient la mer en quête de Baleines à bosses. Je vous livre les récits successifs d'Antoine et Marion, chacun dans leur style. Suivis par un débriefing d'Anthony Levesque, qui a accepté de nous livrer ici le détail de ses observations en mer.

 

Antoine


"Pour tout amoureux d’ornithologie, l’observation de certaines espèces d’oiseaux est de l’ordre du privilège, le pétrel diablotin en fait partie.

 

Autrefois nicheur sur les pentes herbeuses de la Soufrière en Guadeloupe, le pétrel Diablotin Pterodroma hasitata est un oiseau pélagique qui passe la plus grande partie de sa vie en pleine mer.

 

La seule manière d’observer cet oiseau, comme bien d’autres oiseaux marins, est de scruter durant des heures depuis le haut d’une falaise, le passage éventuel d’un oiseau au loin entre les vagues.

 

Pour ma part, le simple nom de "Diablotin" résonne comme un mythe qu'il faut découvrir.

 

Plus qu’une simple vigie, c’est une véritable traque depuis les meilleurs sites d’observation en mer de Guadeloupe, que sont la Pointe des Châteaux, l’ancienne station météorologique de la Désirade ou le phare de Petite Terre. La prise de renseignement auprès de pêcheurs qui auraient aperçu cette espèce fait partie du dispositif de recherche de l’espèce. Mais cet oiseau solitaire est comme un fantôme dans les eaux de l’archipel guadeloupéen…, dont les mois de décembre, janvier et février sont les plus propices d’après les données historiques.

 

Il est un proverbe qui dit que « tout vient à point pour qui sait attendre… »

 

Les membres de l’association OMMAG connaissent bien ce proverbe, eux qui passent des heures en mer en quête d’un souffle, d’une dorsale ou d’un lointain chant de baleine résonnant dans les profondeurs abyssales.

 

img231.jpg

 

Le samedi 8 février 2014, Nelly, Marion, Laurent et moi-même embarquons depuis le port de la Désirade, pour une mission de recherche des premières baleines à bosses.

 

Notre capitaine Dany nous propose de prospecter la côte nord et est de la Désirade. Nous espérons désespérémment nous rapprocher d’un mâle de baleine qui manifeste vocalement sa présence.

 

 

img808.jpg

 

Cette pérégrination à travers une mer formée nous amène dans le canal situé entre la Désirade et Petite Terre. Positionné à l’avant du zodiac, je scrute l’horizon quand, j’aperçois planer au dessus des vagues un oiseau marin qui poussé par le vent, glisse dans notre direction. Non ce n’est pas un mirage…. DIABLOTINNNNNNN, DIABLOTINNN, DIABLOTINN, les autres passagers qui n’ont pas repéré l’oiseau comprennent difficilement l’émotion qui s’empare de moi, jusqu’à ce que l’oiseau croise notre embarcation à quelques dizaines de mètres.

 

Sans un battement d’ailes, le pétrel nous présente l’ensemble de son plumage gris, blanc et noir et s’éloigne vers le nord.

 

Quand on sait que notre mentor guadeloupéen (Anthony Levesque) a passé près de 760 heures, accroché à sa longue-vue avant d’apercevoir son premier Diablotin depuis Petite Terre, on comprend mieux le privilège de cette observation.

 

Bien que furtive, cette observation est avant tout le tout le fruit d’une rencontre et du partage d’émotion entre amoureux… de la nature."

 

img266.jpg


Marion

"Le concours du premier à voir le Diablotin se lance avec les piafologues fous d'Amazona... Je me prends au jeu avec les amis Antoine et Anthony. Plusieurs tentatives infructueuses, depuis Petite Terre, la Pointe des Châteaux, la Désirade... l'enthousiasme et la complicité sont toujours au rendez-vous, mais point de Diablotin.

 

Puis un jour, après une nuit passé au gîte de Man Pioche, j'embarque pour une équipée d'enfer avec les amis de Mon Ecole Ma Baleine et de l'OMMAG. Très bon moment, on entend les mâles des baleines à bosse chanter... pour certain, c'est une première fois ces chants de mammifères...

Tour de Désirade, ça papote dans la joie et la bonne humeur.

 

Petite-Terre-Desirade-2012.jpg

 

Et là, entre Petite Terre et Désirade... Antoine hurle de joie... DIABLOTIN!!!! Sa joie est partagée, il tremble de partout c'est un grand moment à bord... quelques secondes d'observation puis les sourires s'échangent, valant tous les oiseaux et baleines de la terre !!!

 

L’oiseau était majestueux, planait juste au-dessus de l'eau, libre.

 

Archipel magique qui réunit les amoureux de la nature.

 

Plus qu'une simple coche, des moments de partage inoubliables, un défi relevé, une promesse tenue et le souvenir exceptionnel d'une rencontre avec un oiseau rare gravé comme de la radiolarite à son substratum ou d'un brinic à son granit".

 

 

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Anthony


"En gros ma première obs date du 7 janvier 2004 et depuis en 770 heures de seawatch (assis sur mon petit caillou devant la falaise à l'est du phare), j'ai vu en tout une trentaine de Pterodroma dont 12 hasitata certains et les autres très probables mais trop loin...
 
Grande grande émotion forcément, après 2 siècles "sans obs" dans notre département... je m'en souviendrai toujours, j'allais terminer une mission de Petite Terre et je me suis dit "allez un dernier quart d'heure de seawatch !" C'était en plein cagnard à 13h45 et j'étais fou de joie... c'était un rêve absolu, j'y croyais pas trop en fait, je ne pensais pas que c'était possible...
 
770 h ça fait quand même l'équivalent de plus de 2 mois assis sans bouger du matin au soir sur un caillou le nez dans la longue-vue..."

 

 

Pour conclure 

 

Depuis 2008, à l’initiative du groupe des oiseaux marins de la Société caribéenne d’ornithologie (=BirdsCaribbean), a été créé un groupe de travail puis un comité international qui traite des questions de conservation de cette espèce. Il permet d’échanger de nombreuses informations notamment sur els prospections en cours et est ouvert à toute personne intéressée par l’espèce. Il est animé par Jennifer Wheeler. 

Sétékri par Marouette ponctuée, Diablotin, Cracra et Toto-Bois - dans Histoires
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 14:12

Petite-plante.jpg

 

Quand le Toto-Bois a une idée en tête, il ne l'a pas ailleurs.

L'archipel de la Désirade continue donc à constituer mon addiction principale (juste après Madame Toto, nous sommes tout de même le 14 février).

 

Le concours est lancé, avec un seul mot d'ordre : captez ce que vous percevez de plus beau dans la nature de l'archipel, qui (petit rappel pour les cancres), est constitué de La Désirade continentale (!) ET des îles de la Petite Terre.

 

Sur terre, sous l'eau, en l'air, tout est permis. Enfants, ados, adultes, tous bienvenus.

 

Pas plus d'un dessin et d'une photo par participant, à envoyer par mail avant le 15 juin, à concoursnature.desirade@yahoo.com

 

Pour plus de détails, le règlement a été déposé au fond de mon nid, mais le plus simple est de télécharger en cliquant ici.

Ainsi que l'affichette de présentation du concours.

 

Merci à nos partenaires dans l’organisation de ce concours : la Municipalité et l'Office du Tourisme de l'archipel de la Désirade, l'association Titè, l'ONF, Uhaïna croisières, l'Aquarium de la Guadeloupe, les cartes découverte Chemin Bleu.

 

Allez hop, déballez vite vos appareils, crayons, pinceaux.

Il ne vous reste que 121 jours pour nous envoyer l'image de l'année !

Sétékri par Le Toto-Bois - dans Histoires
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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 20:56

Moi, pauvre Toto-Bois, j'ai beaucoup de travail en ce moment.

Réfléchir à l'aménagement de mon prochain trou de nidification.

Suivre une formation à l'extraction des vermisseaux sous les écorces.

Passer au contrôle technique des 2 000 heures de vol.

 

Bref, tout ça pour dire que je n'ai pas pu répondre à une invitation alléchante. Il s'agissait de participer aux observations d'oiseaux de mer autour de Désirade. Pourtant, toute la fine fleur était là. Que des gens sympathiques ! Deux bateaux affrétés pour l'occasion.

 

Mais étant d'un tempérament altruiste (mais si), j'ai dépêché deux fins limiers sur place pour espionner ce qui pouvait l'être, et moucharder pour les fidèles lecteurs de ce blog.

 

Je laisse donc le Siffleur d'Amérique (Thomas qui d'autre ?) et l'Océanite cul-blanc (alias Pierre-Yves) et lnous conter cette journée du 7 février.    

 

La-De-siradienne-de-Tite-.JPG

 

"L'union fait la force, c'est bien connu. C'est donc avec enthousiasme et  l'œil alerte que nous autres, volatiles Aevistes, avons embarqué au pipirit chantant aux côtés de nos valeureux compagnons de Titè, AMAZONA et de l'OMMAG. 

 

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C'est d'abord sur les terres - ou plutôt devrais-je dire les eaux - de mon compère l'Océanite cul-blanc que nous nous sommes aventurés, sur la côte nord de la Désirade. Un bien beau domaine je dois le reconnaître : une mer d'un bleu intense, des falaises escarpées surplombant quelques plages de galets désertes. Un vrai repère pour pirates ! Par contre, côté oiseaux marins, on repassera... Bien sûr, nous avons été salués par quelques élégantes frégates et un non moins majestueux Balbuzard pêcheur... mais bon, pas de quoi me casser trois pattes !

Discordance-ge-ologique.JPG

 

Heureusement, la Désirade regorge de trésors et l'expédition ne fut pas vaine : une superbe discordance géologique (calcaire flirtant avec roche volcanique).

 

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Et un groupe de dauphins qui fait un bout de chemin avec nous... ça valait le détour!

 

Marouette-superstar.JPG

 

Pour nous remettre de ces émotions, nous avons décidé de casser la croûte dans ma résidence d'hiver : la saline. Tous mes colocataires étaient là : Echasses, Bécasseaux et autres Chevaliers et même ma timide cousine la Sarcelle d'hiver. Mais quelle ne fut pas notre surprise lorsque les ornithos chevronnés d'AMAZONA ont découvert, au milieu de tout ce beau monde, un hôte hors du commun : une Marouette ponctuée !

 

Marouette

 

Hors du commun, c'est le moins que l'on puisse dire puisque ce lointain parent d'Europe n'avait tout simplement JAMAIS été observé en Guadeloupe et d'après nos sources, c'est seulement la deuxième observation pour tout le continent américain !"

 

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Y’a pas à dire, la Désirade est vraiment une destination de plus en plus prisée. Selon les dires de mon compère l’Océanite, les oiseaux marins ne peuvent pas rester insensibles aux charmes de cette île. Il faudra donc retourner un peu plus tard dans la saison de nidification pour vérifier cette affirmation : affaire à suivre...".

 

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Le team prenant la pose et le soleil.

Sétékri par Le Siffleur d'Amérique & l'Océanite cul-blanc - dans Histoires
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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 15:01

Petit-Bourg-Bel-Air-Novembre2013n-b.jpg

 

Du fond de ma forêt Basse-Terrienne, j'ai quand même entendu dire que d'ici quelques jours, la dernière feuille de l'éphéméride irait au panier. Pardon, au tri sélectif.

 

Il est donc question de l'année 2014 qui s'annonce. Le nouveau bureau d'AEVA a tenu son conseil de guerre. Un seul mot d'ordre : soyons fous ! Je dois dire que les idées ont fusé de partout, j'étais planqué sur la grosse branche du flamboyant et j'ai presque tout entendu.

 

A propos du bureau nouveau, vous pouvez allez voir un peu à quoi il ressemble en allant cliquer sur le trombinoscope.

 

L'année 2013 avait comme thème les 20 ans d'AEVA.

Il a été décidé à l'unanimité des voix (beuglements devrais-je dire) que le thème favori de 2014 serait la Désirade.

 

Mais pourquoi la Désirade me direz-vous ?

 

Comment est-il possible de se poser la question ! La Désirade offre tout ce dont un naturaliste peut rêver. De la beauté, de l'inconnu, de la poésie, de la douceur, de la violence, des couleurs, une Réserve, et... des Désiradiens.

 

Alors pour abonder ce thème, nous avons déjà qelques idées en tête, qui seront à concrétiser dans les semaines qui viennent. Dans le désordre : un exposé de Marion sur la géologie de la Réserve, un ou deux sujets de stage sur les Scinques et peut-être les Têtes à l'Anglais (Melocactus pour les puristes), un concours de la plus belle photo et du plus beau dessin de la nature Désiradienne, une sortie de 3 jours pour avancer sur les projets. 

 

Ensuite on verra ! 

 

Le bureau a également pris quelques bonnes résolutions. 

 

1- Proposer un planning des sorties et exposés.

2- Développer la vulgarisation scientifique et les supports pédagogiques.

3- Acheter deux bonnes paires de jumelles pour nos adhérents.

4- Faire une petite base de données des livres et autres docs intéressants en notre possession.

 

Comme c'est écrit, il y a peut-être ue chance pour que tout cela se concrétise !

 

A tous je souhaite beaucoup de bonheur pour les derniers jours de cette année, qui fut remplie d'actions et d'émotions partagées.

Sétékri par Le Toto-Bois - dans Histoires
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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 00:20

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Michel Feuillard est parti sous d'autres cieux, et d'autres fumerolles. Comme nous dit France-Antilles, il était né sur les pentes de la Soufrière il y a 82 ans. 

 

Salut et respect à cet homme bienveillant et discret, qui aimait ce volcan plein de caractère, et nous a beaucoup appris sur lui.

 

Et que le volcan garde encore longtemps cet aspect sauvage que nous aimons tant.

Sétékri par Le Toto-Bois - dans Histoires
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:00

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Les historiens se posent la question.

 

Si la date du récépissé de déclaration de constitution à la Préfecture fait foi, alors on peut dire que c'est le 6 mai 1993.

 

20 ans que moi le Toto-Bois je suis né ! Et pourtant, dans la monographie du père de l'association (ouvrage consacré exclusivement au Pic de la Guadeloupe), il est indiqué que ma longévité se situe plutôt autour de 10 ans. Comment expliquer ce miracle ? En tous cas, j'espère durer encore longtemps, ça me plait bien de voir tous ces naturalistes s'activer pour mieux connaître la faune et la flore des petites Antilles, et pour contribuer à la conserver.

 

N'étant pas agrégé d'histoire, et étant pourvu d'une cervelle d'oiseau, j'avoue ne pas me rappeler des évènements qui ont jalonné ces 20 ans. Alors, comme on n'est jamais si bien servi que par les autres, je suis allé à la pêche aux informations. Je vous livre ici le témoignage des membres successifs du bureau qui ont bien voulu jouer les balances.

 

Mais je profite quand même du fait que j'ai la parole pour vous livrer notre slogan pour 2013 : 

 

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Maguy

 

Le temps passe trop vite... Je me rappelle de mes premières sorties naturalistes avec AEVA en tant ... qu'étudiante, il y a 15 ans. Que de bons moments !

 

Pourtant pas une ride notre asso. 


Nicolas

 

Aventures du Tapé…

 

En 1994, AEVA réalisait des inventaires ornitho et herpéto aux Saintes, en particulier à Grand Ilet en prélude à son acquisition par le Conservatoire du Littoral et des Espaces Lacustres.

C’était toujours un peu aléatoire de trouver le dimanche matin un pêcheur qui accepte de nous y transporter. Au lieu du rendez-vous fixé la veille au port du bourg, pas de pêcheur. Son frère arrive après une bonne attente, l’œil pas frais, et nous dit que son frère, le propriétaire du bateau, a bu quelques ti-punchs la veille au soir et ne s’est pas réveillé. On explique que l’on veut d’abord regarder sur les falaises au vent de Grand Ilet pour voir si des Fous à pattes rouges y nichent puis en faire le tour et débarquer sur l’ilet. On va au bateau (une saintoise comme de juste) : on remarque -encore sans appréhension- qu’il faut retirer le capot puis enrouler la corde sur le lanceur pour –après plusieurs tentatives- réussir à démarrer. Nous sommes 8 « bénévoles » dans le bateau dont le héros de l’histoire : "le Tapé" (Pascal).

 

Commence alors le premier épisode.

 

Sortie de l’Anse du Bourg, contournement de la pointe ouest de Terre de Haut, entrée dans la passe sud, vers Grand Ilet. On est bien exposé aux alizées d’est et la mer est assez forte. Nous longeons Grand Ilet vers les falaises au vent et commençons à les explorer, mais trop loin pour bien voir.

Je demande au pilote de se rapprocher, au ralenti. Nous en sommes à une vingtaine de mètres et là le moteur cale… panique silencieuse. Le bateau tangue, le pilote parvient à retirer le capot, s’emmêle dans la corde, finit par l’enrouler autour du lanceur, tire fort, tombe en arrière, se fait mal, et le moteur ne part pas… Poussé par la houle, le bateau se rapproche de la falaise. Nouvelle tentative, nouvel échec. On tente de jeter l’ancre, mais c’est trop profond et abrupt et elle ne trouve pas le fond. Le bateau fait le yo-yo à quelques mètres de la paroi. Les visages sont blêmes. Chacun cherche ce qu’il doit essayer de sauver, repère une échancrure de la falaise où s’engouffrent les vagues et où résiderait « si Dieu veut » notre salut. On se prépare au « sauve qui peut ». Pendant ce temps, nous assistons impuissants aux échecs du démarrage. Nous nous apprêtons à sauter à l’eau quand ô miracle le moteur tousse, démarre et nous évite pour cette fois une fin aussi inéluctable qu’imminente… Nous nous éloignons en faisant l’impasse sur les fous de la falaise (enfin, les fous à plumes) et gagnons la petite crique abritée pour un bain réparateur.

Chacun souffle en se disant que la suite ne peut être qu’agréable sur cet ilet de rêve. Chacun ou presque…

 

Second épisode et suivants.

 

Nous débarquons nos affaires et au bain. A peine dans l’eau, nous entendons des hurlements de douleur. Le Tapé revient au bord en boitant et vociférant : il a violemment tapé dans un corail cornes de cerfs et a le pied en sang.

Il veut chausser ses lunettes pour constater les dégâts et, les cherchant à tâtons, casse une branche. Il est très myope et en est donc particulièrement handicapé. Il finira par trouver un bout de fil électrique pour les réparer : très mode !

Un peu plus tard, et après ces émotions, c’est l’heure du casse croûte. On sort du sac nos victuailles quand on entend le Tapé jurer : son sandwich a été mangé par les rats ! Après toutes les exactions commises contre eux, ils ont dû se venger.

 

Fin –ou presque- de cette série aventureuse.

 

Chacun rentre chez soi en pensant aux beautés et aux bontés de la Nature. Le soir, le Tapé nous appelle. En enfournant le bras dans son sac marin pour sortir ses affaires, il s’est fait piquer la main par un scorpion.

 

Elle est pas belle la vie du Tapé ?

AEVA ne nous procure-t-elle pas les émotions passionnantes auxquelles nous rêvons ? 


Philippe

 

AEVA, quel est ton nom !

Derrière l'acronyme, se cachait la posture de cette nouvelle association de conservation de l'environnement, mais aussi des discussions animées ayant conduit notamment à mettre explicitement le mot protection dans son nom développé : Association pour l'Etude et la protection des Vertébrés des petites Antilles.

Mais savez vous, au delà de cet objectif, ce qui a finalement emporté le choix de l'acronyme AEVA ? Et bien, une action de marketing pur et dur jouant d'ailleurs sur le sexe (mais si !!!). Les plus anciens s'en souviennent. C'était du temps de l'ancêtre d'Internet, le Minitel. C'était aussi en plein développement de réseaux où fleurissaient  des noms de Minitel rose débutant par 3615. 

 

Donc, entre deux discussions au moment du ti punch sur une terrasse de Belair Desrozières, a fusé 3615 AEVA. Aussi vite dit, aussi vite approprié et décidé, et ainsi naquit AEVA.

Quand quelques années plus tard, l'extension aux plantes a été proposée et décidée, au moment de l'apéro (encore !) sur une terrasse d'une auberge de Prise d'Eau, l'acronyme désormais dans le paysage ne pouvait qu'être gardé.


Olivier

 

Depuis 20 ans... AEVA engage des actions indispensables pour protéger la nature aux Antilles, parfois contre vents et marées. Que de compétences, de passion et de ténacité au service du pic de Guadeloupe, du moqueur gorge-blanche, de l'iguane des Petites Antilles, des tortues marines, des scinques ou bien encore des orchidées !

 

Mes souvenirs d'aéviste les plus chers sont probablement associés aux suivis écologiques menés sur Petite Terre, ce micro-archipel désiradien aujourd'hui inhabité aux richesses écologiques exceptionnelles. Un plaisir sans cesse renouvelé, car chaque visite m'a apporté un lot d'émotions, que ce soit par le biais d'une rencontre avec un passionné de nature ou grâce à l'observation d'une espèce inattendue.


Comme ce faucon, qui pèlerinait sur Terre de Bas et décida de fondre sur un kio (héron vert) quelques mètres au-dessus de nos tête. Notre présence l'effraya probablement car il rata sa proie dans un grand claquement d’ailes. Le faucon se dirigea ensuite vers la petite île de Terre de Haut, provoquant au dessus du lagon une panique généralisée dans une volée de limicoles. Nous le suivîmes avec Nicolas. Notre faucon décida alors de s'en prendre à un huîtrier pie qui échappa au danger en zigzaguant vers la Désirade...  


Anthony

Pour moi sans aucun doute je vote pour les missions à Petite-Terre entre 1998 et 2000, chaque visite là-bas donnait lieu à des découvertes de nouvelles espèces pour la réserve, c'était toujours très excitant d'y aller, une super ambiance, le bivouac, à part les traversées parfois houleuses c'était vraiment cool...
 
je pense que c'était aussi dans cette période où il y a eu une soirée "grillade de rats" ou 6 métros bouffaient du rat et 6 antillais qui étaient tous prêts à dégueuler... ah la culture c'est quelque chose...

Jacques

 

Au commencement était le Toto, qui se prétendait « Bois ». 

 

Mais il ne s’était entouré que d’autres Totos vertébrés. C’est alors qu’un beau jour, les défendeurs des bois et forêts ont décidé de protester à grands cris lors d’une assemblée générale : 

 

« Et nous alors ?  Pourquoi les Vertébrés et pas les Végétaux ? C’est de la discrimination !». 

 

Le calme revenu et le silence rétabli, un vote décida à l’unanimité que Toto-Bois devait effectivement mériter son nom. Certains extrémistes allèrent même jusqu’à dire que l’association AEVA se devait de se dénommer désormais AEVVA (Vertébrés ET Végétaux). Des voix sages s’opposèrent heureusement à cette hérésie, pour raison d’esthétique et d’euphonie… 

 

Et c’est ainsi que l’AEVA (grande est sa gloire !) est restée AEVA, et que le Toto a enfin pleinement mérité son nom de Toto-bois.


Claudie 

 

Je me rappelle de Pascal (dit le Tapé) lors de son premier séjour, avec son inénarrable accent du Jura, je l'avais pris pour un canadien : "Euh mais dis donc, y'a pas d'assoc d'ornitho en Guadeloupe, ça manque drôlement non ?". Tout est parti de là, et les mordus qui trainaient dans le coin à l'époque (Nicolas, Olivier, Philippe, Pascal et moi) avons tous été partants. Ce qui nous permet aujourd'hui de revendiquer le titre pompeux de "fondateurs d'AEVA". Je crois que nous en sommes fiers. 


 

Quelques repères non exhaustifs sur la frise du temps

 

Logo AEVA

1993 - Création d'AEVA (à partir d'une côte d'ADAM, qui passait par là).

 

 

Anis-copie-1.jpg

1994 - Inventaires des oiseaux aux Saintes. Le Toto sort du bois : parution du numéro 1 du bulletin de liaison. Inventaire de l'avifaune des étangs de l'est de Saint-Martin.

 

 

Scinque-copie-1.jpg

1995 - Iles de la Petite Terre, acte 1 : inventaires des reptiles et oiseaux, préalables à la création de la réserve.

 

 

Bras-David.jpg

1995 - Mise en place du collectif "Pour une gestion rationnelle de l'eau en Guadeloupe", en réponse au projet de barrage à Bras-David". Interventions auprès des autorités pour obtenir une suspension de la chasse après le passage d'intempéries. Bien que la réglementation le permette, cette mesure conservatoire n'est jamais prise.

 

 

Caravelle.jpg

1996 - Nous jetons notre dévolu sur la Caravelle en Martinique (oiseaux, mangoustes).

 

 

Kawan.jpg

1998 - Nous mettons en place avec J. Fretey et la DIREN de l'époque le projet de conservation et le réseau Tortues marines, que nous animerons jusqu'en 2003.

 

 

 

Logo SCSCB

1998. Nous co-organisons avec le Parc et la DIREN le colloque de la Société Caribéenne d'Ornithologie.

 

 

Vu-de-la-Soufriere-Guadeloupe.jpg

1999. Une fois de plus, nous ne trouvons pas de diablotins sur les pentes de la Soufrière. Un résultat négatif est toujours un résultat disait ma grand-mère. Nous réalisons une éude de faisabilité pour réintroduire des perroquets en Martinique.

 

Nume-riser0003.jpg

2000 - Elargissement du champ : nous passons des Vertébrés à toute la faune et la flore sauvage. A quand les cailloux me direz-vous ? (certains esprits chagrins nous ont même dit "A quand les vers ?").

 

 

 

Cascade.jpg

2003 - Début de notre implication pour une analyse des impacts du canyoning en zone centrale du Parc National de la Guadeloupe. En 2009, il est interdit par décret. On vous passe les détails, mais ça a été usant.

 

2004 à 2006 - Période faste pour sorties et exposés, moins pour les études. Nous nous limitons au suivi des Tortues marines sur la zone de Saint-François.

 

 

img334.jpg

2007 - Mise en place du blog. Nouvelle étude sur le Pic, nous affinons l'estimation des effectifs, et proposons une méthode de suivi à long terme par le Parc.

 

2008 - Obtention de l'agrément. Chouette, nous sommes d'utilité publique !

 

 

Sirène2

2009 - Le projet de réintroduction du Lamantin va être lancé, nous n'en sommes pas ravis. Nous nous consolons en menant une étude sur le Martin-pêcheur à ventre roux, sous-espèce endémique des petites Antilles.     

 

 

Petite-Terre-TdB-Iguanes-2102n-b.jpg    

2010 - Nous relançons un assaut sur Petite Terre : Iguanes le retour. Scinques : le commencement.

 

 

Dome-Soufriere-Guadeloupe.jpg

2011 - Un projet de télécabine pointe son nez à la Soufrière, nous sommes pour le moins "veyatifs" (vigilants).

 

 

img340

2012 - Beaucoup de sorties cette année-là grâce à notre animateur en chef. 

 

 

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2013 - Des questions à élucider pour les prochaines années, avec comme mots-clés (dans le plus complet désordre): Scinques, Désirade, Gaïac, Petite Terre, Kahouanne, Orchidées, Marie-Galante, Tintamarre, Epidendrum revertianum... que sais-je ?

 

Si peu de choses finalement. 

 

 

Illustrations de Nicolas et Claudie.

 

Sétékri par Le Toto-Bois - dans Histoires
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 22:12

 

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Une certaine ressemblance avec le capitaine Haddock.

Toujours des histoires extraordinaires à raconter.

Un amour des voyages naturalistes.

Le goût de parler de tout et de rien, si possible avec passion.

Une passion enfantine justement, pour les "olives", ces coquillages que l'on trouve en quantité dans la sablière de Baie-Mahault.

De nombreuses visites et missions aux Antilles, avec comme prétexte avoué les projets d'éradication de rats, souris et autres mangoustes. Espèces exotiques envahissantes comme on dit dans les milieux autorisés. Mais le bougre s'intéressait en fait à tout.

Un visage bienveillant, toujours ce sourire et l'intérêt porté aux autres.

Le goût de rassembler des gens très différents pour avancer sur la même idée.

Le gaillard s'est fait avoir au sommet de sa vie, par beaucoup plus petit que lui.

C'était Michel Pascal, le Ratator, notre ami.

Sétékri par Le Toto-Bois - dans Histoires
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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 22:20

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Il fut un temps pas si lointain où AEVA communiquait à l'aide d'un média devenu rare : le papier.

 

Le rythme des parutions était inégal, et l'édition d'une centaine d'exemplaires 2 A3 recto verso laborieuse. Sans compter les étiquettes d'adresses à éditer et les timbres à coller.

 

Temps révolus, mais des traces demeurent. Voici la collection complète des 8 numéros du Toto-Bois qui sont parus entre 1994 et 2000.

 

N°1 : Le Toto sort du bois

N°1 hors-série : Mygales Martinique

N°2 : Etude PNG aux Saintes

N°3 : Spécial baguage

N°4 : Spécial réseau Tortues

N°5 : Retour après 3 ans d'absence

N°6 : Diablotin, aigrettes, etc...

N°7 : Focus chauve-souris

N°8 : L'année ou la botanique est arrivée

 

Point de nostalgie, le blog nous permet sans doute de promouvoir davantage votre goût pour la nature.

 

Sétékri par Le Toto-Bois - dans Histoires
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