9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 19:18

Crise sociale en Guadeloupe, vue de loin


Vous l'aurez peut-être remarqué, certains évènements ont marqué la Guadeloupe ces dernières semaines. Difficile dans ces conditions d'organiser sorties ou réunions, pour cause de pénurie d'essence, et de fermeture des locaux de l'université. Et puis, il faut bien reconnaître que si ces 44 jours de blocage n'ont pas forcément été synonymes de très grosses difficultés pour notre vie quotidienne (sauf le manque de gaz !!), ils nous ont quand même sapé le moral, et empêché un travail réellement constructif.

Difficile donc d'avancer sur nos dossiers favoris, et de nous retrouver pour nous disputer gentiment sur nos différentes appréciations de la meilleure façon de protéger l'environnement.

Ceci étant dit, maintenant qu'un certains nombre d'avancées se sont dessinées, c'est la reprise. J'ai personnellement recommencé les tambourinages actifs (privé de Carnaval, je me rattrappe sur les troncs d'arbres), ainsi qu'une cour discrète auprès de la dame de Pic.

Quelques nouvelles en vrac mais néanmoins chronologiques.

Le 8 mars, nous avons participé à la réunion de lancement du Lyannaj pour Laliwondaj. Il s'agit de profiter  (pwofitassyon ??) de l'élan de débats multiples qui nous a animés pour poursuivre sur des sujets environnementaux. Associations ou autres organisations allons nous grouper en collectif, pour documenter et porter des dossiers sensibles au débat public. L'union fera la force, nous l'espérons. Un blog espécial sera créé pour la circonstance, afin de porter à la connaissance de nos concitoyens les questions qui nous paraissent les plus cruciales, et de proposer et retracer les actions du Lyannaj.

Le vendredi 20 mars, exposé de Marion Patin sur les impacts de la fourmi-manioc sur les fougères arborescentes. Rendez-vous à 18 heures salle de TP de biologie végétale à l'UAG. Piquez si vous ne savez pas où c'est.

Le dimanche 29 mars, nous sortons ! Les falaises du nord Grande-terre, à la recherche d'espèces patrimoniales et/ou protégées (orchidées, cactus...), mais aussi d'espèces végétales envahissantes. Emportez vos calepins et appareils photos, nous vous solliciterons pour essayer de capter les tas de trucs époustouflants qui ne manqueront pas d'être dits. Le rendez-vous sera fixé un peu plus tard...
10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 11:43
Je vous promettais le résultat de notre prospection à l'orchidée perdue dès notre édition du 1er décembre. Pour des raisons indépendantes de notre volonté (courbatures suite à la marche en montagne, délais de livraison de l'iconographie, blocage des routes en Guadeloupe, et autres prétextes tous moins bons les uns que les autres), nous avons pris un retard certain.


                                                                                                                                      Photo P. Feldmann

Mais que laisse penser cette photo de deux naturalistes s'extasiant malgré l'humidité ambiante ? Auraient-ils retrouvé Pseudocentrum guadalupense ? Non. Il s'agit seulement de Ponthieva petiolata, l'espèce que le New York Botanical Garden exhibe de manière erronée dans ses cartons comme étant le type ayant  servi à décrire P. guadalupense

Pour expliquer cette déconvenue, il faut dire qu'en tout début de promenade, le cri d'un Pic femelle (c'était mon ex-fiancée) a salué les promeneurs. Comme chacun sait en Guadeloupe (surtout les chasseurs), cet oiseau noir est de mauvais augure.

Toutes le conditions étaient pourtant réunies. Nous étions dans la zone ou J. Jérémie a vu l'orchidée, la période était a priori celle de la floraison, et nous avions avec nous deux véritables spécialistes (Philippe et Robert), capables de repérer le moindre poil d'Orchidée à plusieurs kilomètres à la ronde.

Plusieurs hypothèses pour essayer d'expliquer ce cuisant échec. 1) L'espèce serait éteinte. 2) Il n'y aurait plus de station pour cette espèce dans la zone prospectée. 3) Il resterait tellement peu d'individus dans cette zone que la probabilité de rencontre serait très faible.

Si nous tentons de poursuivre notre idée et de mettre en place un plan d'action (excusez mon language, j'ai suivi une formation à la norme ISO 9001, qui tend à déformer mon vocabulaire), la suite logique serait de retourner sur les lieux à d'autres périodes peut-être plus favorables à la floraison, et à explorer d'autres secteurs. Peu d'éléments d'écologie peuvent nous guider dans cette quête, seuls deux plants ayant été observés en plus d'un siècle, avec une localisation très approximative. Autant dire qu'il va falloir y aller au pif.

Pour en revenir au titre de cet article, nous ne sommes pas sortis pour rien, et avons pu observer pas moins de 35espèces d'Orchidées sauvages, sur la petite centaine présente en Guadeloupe. Certaines étaient en fleurs, d'autres en boutons, les dernières en tenue d'Eve. Dès que notre envoyé spécial aura fait le tri dans ses photos, nous vous présenterons un petit opuscule de ces merveilles rencontrées entre Matouba et la Grande Découverte. Ca y est, c'est disponible .
12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 08:02

Eh bien la tablette de chocolat est gagnée. Pseudocentrum guadalupense est une Orchidée endémique de la Guadeloupe, qui brille par sa discrétion. Elle n'a été observée que deux fois en 92 ans.



Première observation le 18 novembre 1895 avec le specimen récolté par le Révérend Père Duss, specimen qui a permis sa description en 1909 par Cogniaux. Une visite (virtuelle) au New York Botanical garden nous permet de découvrir à quoi elle ressemble. Just click there. Un peu caramélisée non ?
En 2001, Joël Jérémie, du Museum d'Histoire Naturelle de Paris, consulte ses herbiers pour préparer  l'atlas des Orchidées de Guadeloupele. Et il tombe (tout en bas de la pile des planches non identifiées) sur un échantillon collecté et photographié par lui-même le 16 novembre 1987, et qui à n'en point douter correspond bien à P. guadalupense. Un article publié dans l'Orchidophile raconte tout celà par le menu. .

Troisième observation le 30 novembre 2008 ??? 
Le lecteur en haleine le découvrira dans notre édition spéciale du 1er décembre.

10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 17:16

La saison cyclonique commence à se tasser, le soleil fait quelques apparitions, c'est le moment de déchampignonner vos baskets, on va sortir...



Avant ça, une petite session en salle pour vous élever l'esprit :

Jeudi 13 novembre (c'est dans 3 jours !), un exposé de Laurent Louis-Jean, doctorant. Il travaille sur les captures accidentelles de Tortues marines. Rendez-vous à 18 heures à l'UAG. Voir résumé.

Dimanche 16 novembre, une sortie à la Soufrière, en passant par le Pas du Roy, puis selon l'humeur et les conditions climatiques, le sommet, ou encore le Col de l'Echelle. Que sais-je ?

Dimanche 30 novembre, une sortie dans la série "Perdu de vue". Nous profitons de la visite de Philippe Feldmann, pour tenter de retrouver Pseudocentrum guadalupense, observée 2 fois en 1895 et 1987. Mais de quoi s'agit-il ? J'offrirais bien une tablette de chocolat à qui saura me dire, mais j'ai l'impression que ça ne motive pas les troupes (un camembert ?). Ca se passera entre les Bains Jaunes et la Savane aux Ananas.

30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 11:34
Il n'est pas trop tard pour parler des activités d'octobre...



Ce mois-ci, j'ai rejoint un atelier d'écriture pour oiseaux désoeuvrés, et je me suis lancé. Extrait.

"Entre septembre et octobre, les bambous poussent, d'où ces grandes tiges pas encore alourdies par les feuilles, qui ponctuent le paysage. Dans quelques semaines, le poids du feuillage fera se recourber les tiges. Derrière cette touffeur, si vous tendez l'oreille, vous entendrez le grondement de la Lézarde, et qui sait, le cri de mon cousin issu de germain qui niche dans les environs. Depuis des semaines, ce sont crues sur crues, qui ont modifié les berges et charrié vieilles branches et terre brune".

J'arrête là, je ne voudrais pas bouleverser outre-mesure le lecteur.

Plus prosaïquement, le 31, c'est l'assemblée générale. En avant-première, bande de veinards, vous avez droit au bilan d'activités 2007-2008, en cliquant  (37 ko). Egalement un aperçu de la carte de membre (222 ko) nouvelle qui arrive de justesse avant le Beaujolais nouveau.

Profitez-en, il y en aura pour tout le monde. Pour ceux qui ne pourront pas être des nôtres à l'AG, il est toujours possible de cotiser par correspondance, en envoyant un chèque de 20 Euros (seulement ?) à l'adresse indiquée sur la carte, à l'ordre d'AEVA.
8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 11:17

Silence radio depuis deux mois, que se passe-t-il ? Le Toto-Bois est-il terré dans son trou, faisant le gros dos en attendant que les cyclones aient fini de passer en Caraïbe ?


                                                                   Gustav, Hanna, Ike & Josephine. Photo AFP

C'est bien mal me connaître. J'ai préféré la vraie vie. Il fallait quand même que je termine d'élever ma couvée (2 oisillons insupportables, j'ai mis plus d'un mois à leur apprendre à chanter).

Or donc, il s'est quand même passé des choses cet été.

- Le Mercury Day n'a pas eu lieu (voir article précédent). Un non-évènement qui nous a emplis d'aise. Saluons la détermination du Préfet et celle des Maires, qui ont poliment décliné la proposition. Les plaisanciers se sont repliés sur une fête à terre, organisée dans l'enceinte d'une piscine à Gosier. Rien à redire.
Dernière minute (ça m'apprendra à ne pas regarder la télé) : les plaisanciers ont passé outre, et se sont réunis à l'Ilet Gosier. Le Conservatoire du Littoral a indiqué que dans ce secteur, seules les promenades familiales sont autorisées sans l'accord préalable du Conservatoire. Nos mordus de la grève-party se sont donc placés dans l'illégalité.

- AEVA est maintenant agréée, en qualité d'association "exerçant ses activités dans le domaine de la protection de la nature et de l'environnement". Ca flatte l'ego non ? Ca nous permettra le cas échéant de nous porter partice civile dans un cadre juridique.

- Le rapport de la commission d'enquête sur la révision du décret du Parc National a été rendu public, voir ici. Notre souci était que l'interdiction du canyoning en zone de coeur puisse perdurer, et ne pas être soumise à renégociation lors des modifications périodiques de la charte du Parc. Ce point est discuté spécifiquement par le commissaire enquêteur (sports en eaux vives, pages 19 à 22). A suivre de près...

- Nous démarrons notre cycle d'exposés plus tôt qu'à l'accoutumée : venez nous rejoindre dès le vendredi 12 septembre, à 18 heures à l'UAG. Christelle Dyc est actuellement en thèse au laboratoire d'Océanologie de l'Université de Liège en Belgique, et travaille sur la toxicodynamique des polluants et des métaux traces chez Chelonya mydas et Eretmochelys imbricata. Elle réalise une partie du travail dans le cadre du Réseau Tortues Marines de Guadeloupe, et nous présentera donc en avant-première ses résultats.

Et pour finir sur une image, un petit jeu-concours, doté d'une grosse tablette de chocolat :

Quelle est cette Rubiacée endémique des petites Antilles à fleur mauve ?
Par quoi a-t-elle été grignotée ?


                                                                                                    Dessin C. Pavis

8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 12:11

Ou encore The day after the Mercury day

Qu'est-ce donc que le Mercury day ?
Une manifestation qui, à en croire le dossier de présentation, constitue un évènement de rassemblement et de mixité sociale et raciale (sic), et qui plus est, met en avant le respect de l'environnement (re-sic). Les organisateurs évoquent la date du 30 août à l'Ilet Caret.

S'agirait-il d'une journée de découverte dédiée au lagon, du Grand Cul-de-sac Marin ? Avec en débat, comment protéger les herbiers de phanérogames marines, et leurs habitants (nurseries de poissons) et leurs consommateurs présents (tortues) ou futurs (lamantins lorsqu'ils seront réintroduits) ? Si c'est le cas, l'intention est louable, et tout-à-fait digne des objectifs du réseau d'aires protégés de la Guadeloupe, concerné par ce beau lagon (Réserve Naturelle du Grand Cul-de-Sac marin, qui fera bientôt partie intégrante du parc National, Réserve de Biosphère, site Ramsar). Des instances internationales, c'est formidable.

Bon, vous avez compris, Mercury c'est la marque de moteurs de bateaux. Une entreprise distributrice de ces moteurs organise depuis 3 ans une journée sur l'Ilet Caret, et la manifestation a connu l'an dernier une ampleur et un succès importants. Vous vous rendez-compte, les managers de Mercury avaient même fait le déplacement, et barboté gaiement dans le lagon avec les quelques 450 bateaux et 2 500 convives.

                    
Quelques-uns des esquifs               Sympa, on peut même venir avec son 4 x 4
 

Enfin, cette année le comité d'organisation propose de limiter à 350 bateaux, et 900 personnes (sans compter les 200 personnes du staff).

Mais cessons ce persiflage facile.
Vous me direz que l'Ilet Carte n'est pas dans une aire protégée, il est à l'extérieur de la Réserve naturelle.
Vous me direz qu'il faut bien développer les activités économiques.
Vous me direz qu'il ne faut pas sanctuariser la nature.

Mais tout de même, vous ne pensez pas que l'UNESCO ferait une drôle de tête en voyant ce que nous faisons de cette Réserve de Biosphère (Caret est dedans) ?
Vous ne pensez pas que par les temps qui courent, ce genre de manifestation donne un exemple déplorable ?

Sujet du Brevet des Collèges 2008 (calculettes autorisées) :
1) Mathématiques :
      a- sachant que 350 bateaux croiseraient gaiement, quel serait le coût carbone du Mercury day 2008 ?
      b- quelle serait la production en matière organique des 1 000 participants bien nourris du Mercury day 2008 ?
2) Education civique :
      a- sachant que plusieurs dizaines de milliers d'enfants et jeunes regarderaient ça à la télé, quel serait l'impact  citoyen du Mercury day 2008 ?
      b- sachant que les élus et l'Etat prônent le développement durable, qu'est-ce qui pourrait bien les pousser à encourager le Mercury day 2008 ?
3) Science de la vie et de la terre :
      a- sachant qu'environ 250 ancres racleraient les herbiers, quel serait le temps nécessaire à leur reconstitution ? 
      b- sachant qu'un jour peut-être le Lamantin sera réintroduit dans le Grand Cul-de-sac, quel serait alors la mortalité induite par le Mercury day 2018 ?

Je ramasse les copies dans 2 heures. Vous avez remarqué que j'ai utilisé le conditionnel, nous avons bon espoir que le Préfet n'autorise pas cette manifestation.

Et si vous n'avez rien de drôle à lire, vous pouvez télécharger le dossier de présentation du Mercury day.

26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 09:15


Cascade en Dominique - Aquarelle C. Pavis

Un coup de pub pour la canyoning ?

Non, nous commençons ici la série tant attendue des 'Dossiers qui fâchent', autrement dit ceux qui reviennent par la fenêtre quand on les a fait sortir par la porte.

Quand j'étais un jeune Pic inexpérimenté (et peu au fait de la réglementation), il m'arrivait de partir un sac empli de cordes au dos, de rejoindre une crête, puis un départ de ravine, qui se transformait peu à peu en rivière. Avec de la chance, nous arrivions à quelque cascade à franchir en rappel, ou toboggan à dévaler. Du canyoning sauvage en quelque sorte. Cette activité n'était pas autorisée dans la zone centrale du Parc National. Peu à peu, quelques opérateurs associatifs ou commerciaux y ont malgré tout  développé cette pratique, et la tirette d'alarme a commencée à être sonnée.

Que faire ? Telle était la question posée dans les instances du Parc.
Interdire ? Réglementer ? Et d'abord que disait le décret de création du Parc ? Est-il interdit d'interdire ce qui n'est pas autorisé ? Laisser faire puisque-de-toute-façon-on-ne-pourra-pas-l'empêcher ?

Comme souvent dans ces cas d'indécision, des études furent lancées pour estimer les impacts éventuels de la pratique du canyoning sur les espèces et les milieux.
Des débats furent organisés avec les opérateurs de canyoning pour recueillir leur point de vue.
Le Comité scientifique du Parc fut sollicité à maintes reprises sur la question.
Le Conseil d'administration également, sur la base des conclusions du précédent.
AEVA donna son avis sans qu'on le lui ait demandé.

Nous pouvons résumer cet avis de la façon suivante. Les milieux concernés par le canyoning en zone centrale sont d'une richesse exceptionnelle, tant par les espèces présentes que par les milieux concernés (ce n'est pas moi qui le dis, nous sommes quand même reconnus comme le 4ème hot spot de biodiversité mondiale). Il n'existe pas de milieux équivalents en Europe ni même à la Réunion, où les lits des rivières dédiées au canyoning sont beaucoup plus minéraux qu'en Guadeloupe. Les études montrent sans ambiguïté un impact négatif important de la pratique du canyoning sur les espèces et les milieux. Notre propre expertise de ces écosystèmes le confirme. Les impacts concernent les traces d'approche (destruction d'espèces végétales protégées, érosion, surcreusement, puis abandon de ces traces devenues impraticables, et ouverture de nouvelles traces), les abords de rivière (les berges et ripisylves sont des milieux à haute diversité biologique) et le lit des rivières (perturbation de la faune benthique, piétinement des fonds, raclage des toboggans)... Il est tentant de dire que les crues ou cyclones ont des effets bien plus dévastateurs, mais ce n'est pas exact, les écosystèmes étant par nature adaptés à ces aléas climatiques.

On ne peut pas dire que la peine des uns et des autres fût ménagée, ni qu'un consensus fût trouvé. Mais quand les enjeux de conservation sont forts, le consensus est-il souhaitable ?

Résultat des courses, un arrêté du Directeur fut pris en 2004, interdisant cette pratique dans la zone centrale.
Les rivières coulaient donc des jours heureux, quand tout d'un coup, patatras. Vous savez certainement (mais si) que tous les Parcs nationaux français font leur toilette cette année : et hop, nouveau décret pour tout le monde, je ne veux voir qu'une tête. Grosso modo, la philosophie est de dire : ce qui était protégé le reste et celà apparaît dans le décret, et un certain nombre de réglementations sont précisées dans la charte, co-construite avec les collectivités, les usagers etc... Cette charte est révisée périodiquement, alors que le décret est un peu plus gravé dans le marbre.

Ceux qui suivent voient où je veux en venir : où faut-il donc inscrire l'interdiction du canyoning pour qu'elle ait un maximum de pérennité ?

La suite au prochain épisode, et quelques saines lectures pour creuser un peu les questions scientifiques, sociétales et réglementaires :

La question du canyoning dans le Parc national de la Guadeloupe. J. Leconte, J. Jérémie, C. Sastre, P. Feldmann, J. Fournet, D. Imbert, A. Rousteau, J.-F. Bernard, D. Monti, P. Vilard, 2004. Note de synthèse, 5 pp. 
Réflexions sur les enjeux d'un territoire protégé ouvert au public : Parc National de la Guadeloupe et pratique du canyoning. Pavis C., 2004. Note préparatoire au groupe de travail de janvier 2004, 2 pp.
Position sur la pratique du canyoning en zone centrale du Parc national de la Guadeloupe. AEVA, 2003, 2 pp.
Motion relative à la protection des Orchidées en Guadeloupe. CNPN, 2003, 1 p.

8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 06:05


Dessin C. Pavis

Dernièrement, je me suis bricolé une boîte aux lettres à l'entrée de mon tronc de cocotier, et figurez-vous que j'ai reçu le dernier numéro du Courrier de l'environnement de l'INRA (j'ai l'impression qu'ils ont une politique de diffusion de l'information assez large). Grâce aux actions d'alpha-bébètisation dont j'ai pu bénéficier récemment, j'ai réussi à lire jusqu'au bout un article sur la biodiversité. Et le plus incroyable, c'est que j'ai à peu près tout compris. Ca m'a donné à réfléchir sur des phénomènes qui nous concernent largement nous autres tropicaux insulaires, j'ai donc décidé de vous en faire profiter.

Je vous invite à cliquer ici (600 ko) pour télécharger cet article d'Hervé Le Guyader : La biodiversité, un concept flou ou une réalité scientifique ? Le Courrier de l'environnement de l'INRA numéro 55, février 2008, pages 7-26.  Certains points qui y sont évoqués ont été l'objet de discussions au sein de l'association. Nous pourrons développer ces points de vue un peu plus tard, lorsque vous aurez pris connaissance de l'article

Merci à cette revue pour son aimable autorisation, et surtout pour la qualité de ses articles. Si vous ne me croyez pas, vous n'avez qu'à aller voir vous-mêmes .

2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 09:25

Cliché G. Pitrou

Je ne sais pas trop comment vous expliquer la chose.

Le 12 janvier dernier, Gilles Pitrou, un de nos fidèles, a trouvé dans son jardin un drôle de truc.
Translucide, allongé (4 mètres 30),... ne tournons pas plus autour du pot pour épargner les âmes sensibles : une mue de serpent.
Ne dramatisons pas, si la mue fait 4 mètres 30, la taille de son propriétaire devrait être comprise entre 3,5 et 4 mètres.
Comme Gilles est quelqu'un plein de bon sens, il a averti les naturalistes qui traînaient dans le coin et ailleurs, et a envoyé ladite mue au Museum pour identification.
Il s'agirait d'un python améthyste (Morelia amethistina)*, qui, vous l'aurez deviné, n'a strictement rien à faire dans le secteur. Il s'agissait d'ailleurs du secteur de Douville, commune de Goyave en Guadeloupe. Cette grosse bête aurait déjà été aperçue dans les parages il y a 2 ou 3 ans.

Comme son nom ne l'indique pas, ce python fait partie de la famille des Boidae. L'espèce est présente en Indonésie, Papouasie Nouvelle-Guinée et en Australie. Une encyclopédie en ligne nous indique qu'elle consomme principalement des oiseaux (horreur, des Pics ???), des chauves-souris et des rats. Qu'elle est de moeurs nocturnes, que les jeunes sont plutôt arboricoles et que les individus de grande taille vivent plus souvent sur le sol.


Détail des écailles de la tête - Cliché G. Pitrou


Ce genre d'introduction n'est pas si rare qu'on pourrait le penser. Un Boa constricteur (Boa constrictor), introduit de Dominique, avait été trouvé et 'exfiltré' de Petite Terre en 1995**. En 1995 toujours, un Python royal (Python regius) a été capturé (et haché menu) au morne Dubelley à Sainte-Anne***.

Revenons à notre mouthon améthyste. Plusieurs réunions se sont tenues à la DIREN. Comme on l'imagine, les services de la Préfecture étaient inquiets, tout en ne souhaitant pas affoler les populations (le vieux fantasme du serpent mangeur d'hommes). Un piège a été disposé (un tuyau de PVC de 4 mètres de long, appâté avec un rat). La surveillance et le relevé ont été assurés par l'ONCFS. En deux mois, seules quelques mangoustes ont fini dans le tuyau.  

Encore une introduction, volontaire ou accidentelle, qui souligne notre incapacité à contrôler ce qui entre sur le territoire. On peut penser qu'un terrariophile s'est procuré cet animal et l'a relâché ou laissé s'échapper, sans réfléchir plus de 3 secondes aux conséquences possibles sur les écosystèmes.


* Breuil M. & Ibéné B., 2008. Les Hylidés envahissants dans les Antilles françaises et le peuplement batrachologique naturel. Bulletin de la Société entomologique de France, 125 : 41-67.
** AEVA, 1997. Les oiseaux et reptiles des îles de la Petite-Terre (Guadeloupe).
(Convention CELRL et ONF), rapport AEVA n°16, 58 pp, mai 1997.
*** Fabrice A., 1995. Un serpent dans un jardin. France-Antilles, 13/11/1995, p. 5.
 
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 18:00



Notre précédent article sur les baleines à bec de Gervais nous a permis de découvrir l'existence d'une association qui s'intéresse aux mammifères marins, et qui 'sévit' en Guadeloupe depuis 2007. Il s'agit de l'association BREACH, implantée également en Méditerranée. Nadège Gandhilon et Etienne Girou viendront nous présenter leurs activités vendredi 30 mai à 18 heures à l'UAG (ou ça ?).

Le surlendemain, les courageux pourront chausser leurs baskets pour une sortie sur la trace de la rivière Quiock. Cette trace se situe au cœur du massif forestier du nord du Parc National de la Guadeloupe. Dans cette partie de la forêt ombrophile sub-montagnarde, la flore est très riche. Outre les grands arbres, on peut y observer deux espèces de palmiers, des orchidées, le vrai Bois l’encens, des lianes, des fougères, des mousses et de nombreuses autres espèces de sous-bois et de bord de rivière.

Comme d'habitude, on ne prend rien (sauf des photos), on ne laisse rien (sauf des empreintes)  et évidemment on ne tue rien (sauf le temps). Ce n'est pas de moi, c'est mon collègue le Pic de Trinidad qui m'a envoyé ces photos du Centre Nature 'Asa Wright', situé au Nord de l'île dans la vallée d'Arima.


Cliché C. Pavis


C'est lui mon correspondant à Trinidad (Chestnut woodpecker, Celeus elegans pour les latinophiles)
Cliché Dan Voydanoff
17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 09:10
Fourmi-manioc-copie-1.jpg
Acropmyrmex octospinosus - Cliché INRA Antilles-Guyane

Fourmis-manioc (Guadeloupe), Bibijaguas (Cuba), Zampopos (Guatemala), Bachacos (Trinidad), Quemquem (Brésil), Leaf-cutting ants (USA). Jolis noms des fourmis Attines exclusivement présentes dans le nouveau monde. 

La fourmi-manioc Acromyrmex octospinosus a été signalée pour la première fois en Guadeloupe en 1954 à Morne-à-l'eau. L'origine de cette introduction n'est pas certaine, l'hypothèse la plus vraisemblable est l'introduction fortuite d'une femelle fécondée, apportée de Trinidad ou de Guyane. Quinze ans plus tard, elle occupait le quart de la Grande-Terre, en 1976, elle débarquait en Basse-Terre, en 1982 elle prenait ses quartiers au Lamentin, et en 2000, elle n'épargnait plus que le quart sud-ouest de la Basse-Terre. Aux Antilles, la fourmi-manioc n'est présente que sur les seules les îles de Cuba, Guadeloupe, Carriacou, Trinidad & Tobaggo. Les particuliers et les agriculteurs vous le diront, ses populations sont  très largement implantées dans les jardins, les friches, les zones cultivées.

Fourmi-manioc-ailees.jpg

Cette dispersion est rendue possible par l'essaimage de fourmis ailées, qui parviennent dans certains cas à fonder de nouvelles colonies.

Les ouvrières découpent des morceaux de végétaux (feuilles, fleurs, tiges, graines...), qu'elles apportent dans leur nid souterrain. Ces fragments végétaux servent de substrat à un champignon mycélien cultivé par les fourmis. 

Nid-fourmi-manioc.jpg

Meule de champignon souterraine


Substrat-Fourmi-manioc.jpg

Préparation du substrat

Ces dernières réalisent des boutures du champignon, et le récoltent, pour se nourrir et nourrir les larves. Bénéfice pour les fourmis : apports de sucres, d'acides aminés, de stérols, accès à la biomasse cellulosique, détoxification de certains composés végétaux. Bénéfice pour les champignons : alimentation, protection, environnement stable. Des méthodes de lutte chimiques efficaces ont été mises au point, il s'agissait d'appâts très appétants que les ouvrières rapportaient dans les nids. Ces dernières s'empoisonnaient alors en mâchant les granulés, astucieusement confits au chlordécone. Cette méthode n'est plus disponible depuis de nombreuses années.

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Sauf que cette espèce est très polyphage, et ne se contente pas des fruits et légumes aimablement mis à sa disposition par la communauté humaine. Depuis une quinzaine d'années, elle a franchi le pas, et est désormais bien présente dans le massif forestier de la Basse-Terre. Elle cause des dégâts importants, et dans certaines zones une mortalité très importante chez les Fougères arborescentes du genre Cyathea. On a donc ici l'exemple d'une espèce introduite, qui a mis plusieurs décénies à atteindre les zones forestières et qui menace désormais un écosystème exceptionnel.

Le seul insecticide encore homologué pour lutter contre la fourmi-manioc est en passe d'être supprimé du marché, et il est de toutes façon illusoire de penser que la lutte chimique puisse être opérante dans les milieux naturels, où les nids sont difficilement accessibles. Sans compter que tout de même ce n'est ni sérieux  ni autorisé d'utiliser ce genre de méthodes dans la zone centrale du Parc National, où la fourmi-manioc est très présente.

La recherche s'est longuement penchée sur le cas de cet Hyménoptère, au risque de prendre un lumbago. La connaissance a progressé, mais rien n'a pu déboucher sur des méthodes de lutte altternative. Ces pestes de fourmis sont rétives à la lutte biologique, car pourvues de glandes exocrines qui secrètent des antibiotiques, efficaces contre bon nombre de bactéries ou champignons entomopathogènes.

Des essais réalisés à l'INRA en 1987 ont montré que la pulpe de calebasse fraîche avait un effet sur les nids : sur 10 nids traités, 3 furent tués, 3 déplacés et 3 temporairement 'déprimés'. Et le le dixième nid ? Ni chaud ni froid. Ces essais n'ont pas été poursuivis, la faisabilité de cette lutte ayant découragé les bailleurs de fonds.

La littérature récente mentionne des essais insecticides avec des matières actives non encore utilisées sur les Attines, ou avec des composés extraits de plantes. Les résultats sont peu concluants, et la réglementation française n'autorise pas l'emploi d'insecticides non homologués en Europe, même s'il s'agit de substances naturelles. Une publication brésilienne de 2003 met en évidence une souche de Bacillus thuringiensis (bactérie entomopathogène) efficace contre le genre Acromyrmex, mais depuis, plus rien.

Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, et ces propos n'engageant que moi, je crois qu'il va falloir faire avec ces petites bêtes pendant quelques temps encore.

Sources
Febvay, G., 1981. Quelques aspects (anatomie et enzymologie) des relations nutritionnelles entre la fourmi Attine Acromyrmex octospinosus (Hymenoptera - Formicida) et son champignon symbiotique. Thèse de docteur-ingénieur, INSA Lyon. INRA Zoologie Guadeloupe, 196 pp.
Kermarrec A., 2001. Validation des qualités attacides de la pulpe de calebasse - Pré-acquis et proposition d'expertise en expérimentation. Note interne INRA, 2 pp.
Patin M., 2007. Analyse des facteurs de répartition spatiale des dommages causés par la fourmi-manioc Acromyrmex octospinosus sur les fougères arborescentes du genre Cyathea. Mémoire de Master 2 en Sciences et technologies Biodiversité tropicale, Université Antilles-Guyane,  41 pp.
CAB Abstracts.

17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 08:54
Fidicina mannifera, adulte et exuvies. Cliché C. Pavis

... ayant chanté tout l'été (et l'hivernage, et le Carême...), ne se trouva guère dépourvue quand la bise cyclonique fut venue.

Vous l'avez constaté ? Je ne vous apprends rien.

Depuis quelques années, le paysage sonore a changé en Basse-Terre. Plus moyen de faire une sieste tranquille dans certains cantons, quand ce n'est pas le bus qui klaxonne, c'est la cigale qui vous vrille les oreilles.

J'ai décidé de réagir, car j'entends trop souvent un discours du genre 'Ah oui, c'est encore un coup de l'INRA, comme la fourmi-manioc. Ils travaillent dessus, alors ils en ont importé, et maintenant il y en a partout'. J'ai donc décidé, comme tout bon journaliste qui se respecte, d'aller vérifier l'information. J'ai sollicité Daniel Marival, technicien à l'INRA, pourvu de solides connaissances en entomologie (en plus d'une certaine dose d'humour, ce qui ne peut pas nuire par les temps qui courent).

La commande était simple : 'Dis-moi tout ce que tu sais sur cette fichue Cigale".
Et voilà le travail.

De la famille des Cicadidae, les cigales sont de lointaines cousines des punaises. Ces insectes sont présents dans les régions tropicales et subtropicales et jusque dans le sud de l’Europe. Elles sont reconnaissables à leur corps massif et à leur tête triangulaire avec des antennes très courtes prolongées par une longue trompe rectiligne logée au repos entre la base des pattes avant. Leurs quatre ailes sont transparentes, membraneuses et disposées en toit au-dessus du corps, mais ce sont généralement nos oreilles qui les reconnaissent en premier. Les adultes vivent sur les grosses branches des arbres, se confondant avec l’écorce. Pour attirer les femelles, les mâles chantent  des sérénades dont l'aspect mélodieux est tout relatif. Ces sons, variables selon les espèces et les circonstances, sont produits par une caisse de résonance constituée d’un double tambour formé de cymbales actionnées par des muscles. Les cigales ont inventé l’oreille débrayable : quand un mâle se tait, il écoute les autres [ce qui n'est pas donné à tout le monde, ndlr], mais quand il chante, il détend son tympan, ce qui lui permet de devenir sourd et de ne pas être gêné par ses propres émissions sonores. Concerts gratuits donc en certaines clairières ou endroits boisés de Petit-Bourg, Lamentin, Sainte-Rose ou Goyave... La chanteuse se nomme Fidicina mannifera. Les services d'immigration situent son arrivée entre 1985 et 1989 [d'après le brigadier-chef Jean Etienne, ndlr]. Elle est originaire du bassin amazonien, et est présente en Guyane.
Ce que vous ignoriez sans doute (malgré tout le respect que je vous dois), c'est qu'une autre espèce est présente en Guadeloupe. Plus petite et plus discrète, endémique aux petites Antilles, elle répond au doux nom de genre de Proarna.

 


Proarna sp. Cliché C. Pavis

Après la rencontre des sexes, la femelle insère ses œufs dans les écorces ou les rameaux des arbres. Quelques temps après, une larvule sort de l’œuf, se laisse tomber à terre et disparaît en s’enfonçant dans le sol, grâce à ses pattes avant transformées en pelle et en pioche. Cette larve y vivra de deux à cinq ans ou plus selon l’espèce, en suçant la sève des racines. Après quatre ou cinq mues, elle gagne la surface, se fixe sur un support et commence sa transformation. La peau se fend, la tête et les pattes sortent, puis les ailes, puis émerge l’adulte, l’ancienne dépouille restant accrochée à son support.

Il est probable que c’est à l’état larvaire, comme passager clandestin dans du terreau ou un pot de fleur que les cigales Fidicina sont arrivées en Guadeloupe. On ne signale pas pour le moment de dégâts aux végétaux liés à cette espèce. Pipirits et Gli-glis sont capables d'en capturer en vol.


Merci Daniel pour ces éclaircissements. Méthode de lutte respectueuse de l'environnement et du principe de précaution : la boule Quiès.   

5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 05:06
Samedi 3 mai, côte sous le vent de la Guadeloupe. Rencontre avec des Baleines à bec de Gervais (à confirmer, il semble que l'identification soit délicate entre différentes espèces de baleines à bec). De la veine pour la canaille.




Mesoplodon europaeus - Clichés P. Feldmann.

Quelques précisions trouvées sur le web . Il semble qu'on connaisse peu de chose sur cette espèce, qui vit probablement en petits groupes et en eaux profondes. Elle a été peu observée, même dans des zones très étudiées. Qu'en disent nos collègues d'Evasion tropicale ?
30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 15:38
 
Dermochelys coriacea - Illustration de T. Guthmuller

Pour le prochain concert en luth majeur organisé à Marie-Galante.

Un peu de sérieux, il s'agit en fait de places pour la session de formation 'Tortues marines', organisée prochainement à Marie-Galante par les animateurs du réseau Tortues marines de Guadeloupe.

Au programme :
- quelques rafraîchissements théoriques pour reconnaître les différentes espèces que vous seriez amenés à rencontrer, et pour utiliser le matériel de baguage et les fiches de terrain (environ 2 heures).
- et du pratique : patrouilles nocturnes, à raison de 2 nuits sur la plage de Trois-Ilets, pendant lesquelles vous apprendrez à repérer une tortue en ponte, à l'approcher sans risque (pour elle), à lui passer la bague au doigt (et non pas à l'oeil), et à remplir les fiches de terrain.
- enfin, un module assuré par la DIREN qui vous permettra d'obtenir une autorisation administrative de toucher une tortue (n'oublions pas qu'il s'agit d'espèces protégées, comme moi d'ailleurs) : éléments sur la réglementation (code de l'environnement) et sur les aspects juridiques de la protection de la faune sauvage. Pas plus de 2 heures tout de même.

Cette formation s'adresse à toute personne désireuse de s'impliquer peu ou prou dans le suivi des tortues, dans le cadre du réseau. Différentes sessions de 2 jours chacune sont organisées du 4 au 11 juin, puis du 23 au 29 juillet.

N'attendez donc plus une minute, contactez Miss Turttle en cliquant ici.


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  • : Le blog d'AEVA, Association pour l'Etude et la protection des Vertébrés et végétaux des petites Antilles - Contact : claudie.pavis@gmail.com
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