21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 16:40

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*

On a toujours besoin d'un plus petit que soi, c'est bien connu. Le Toto-Bois se met donc au service des mastodontes que sont les baleines, pour relayer une information provenant de l'association BREACH.

 

Une conférence sur les Cétacés vous est proposée ce mardi 25 février à 10h à l'UAG.

Pour plus de détails, cliquez .

 

Vous me raconterez ?

 

* Chipé sur http://www.meltybuzz.fr/

14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 10:12

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Quand le Toto-Bois a une idée en tête, il ne l'a pas ailleurs.

L'archipel de la Désirade continue donc à constituer mon addiction principale (juste après Madame Toto, nous sommes tout de même le 14 février).

 

Le concours est lancé, avec un seul mot d'ordre : captez ce que vous percevez de plus beau dans la nature de l'archipel, qui (petit rappel pour les cancres), est constitué de La Désirade continentale (!) ET des îles de la Petite Terre.

 

Sur terre, sous l'eau, en l'air, tout est permis. Enfants, ados, adultes, tous bienvenus.

 

Pas plus d'un dessin et d'une photo par participant, à envoyer par mail avant le 15 juin, à concoursnature.desirade@yahoo.com

 

Pour plus de détails, le règlement a été déposé au fond de mon nid, mais le plus simple est de télécharger en cliquant ici.

Ainsi que l'affichette de présentation du concours.

 

Merci à nos partenaires dans l’organisation de ce concours : la Municipalité et l'Office du Tourisme de l'archipel de la Désirade, l'association Titè, l'ONF, Uhaïna croisières, l'Aquarium de la Guadeloupe, les cartes découverte Chemin Bleu.

 

Allez hop, déballez vite vos appareils, crayons, pinceaux.

Il ne vous reste que 121 jours pour nous envoyer l'image de l'année !

11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 16:56

Moi, pauvre Toto-Bois, j'ai beaucoup de travail en ce moment.

Réfléchir à l'aménagement de mon prochain trou de nidification.

Suivre une formation à l'extraction des vermisseaux sous les écorces.

Passer au contrôle technique des 2 000 heures de vol.

 

Bref, tout ça pour dire que je n'ai pas pu répondre à une invitation alléchante. Il s'agissait de participer aux observations d'oiseaux de mer autour de Désirade. Pourtant, toute la fine fleur était là. Que des gens sympathiques ! Deux bateaux affrétés pour l'occasion.

 

Mais étant d'un tempérament altruiste (mais si), j'ai dépêché deux fins limiers sur place pour espionner ce qui pouvait l'être, et moucharder pour les fidèles lecteurs de ce blog.

 

Je laisse donc le Siffleur d'Amérique (Thomas qui d'autre ?) et l'Océanite cul-blanc (alias Pierre-Yves) et lnous conter cette journée du 7 février.    

 

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"L'union fait la force, c'est bien connu. C'est donc avec enthousiasme et  l'œil alerte que nous autres, volatiles Aevistes, avons embarqué au pipirit chantant aux côtés de nos valeureux compagnons de Titè, AMAZONA et de l'OMMAG. 

 

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C'est d'abord sur les terres - ou plutôt devrais-je dire les eaux - de mon compère l'Océanite cul-blanc que nous nous sommes aventurés, sur la côte nord de la Désirade. Un bien beau domaine je dois le reconnaître : une mer d'un bleu intense, des falaises escarpées surplombant quelques plages de galets désertes. Un vrai repère pour pirates ! Par contre, côté oiseaux marins, on repassera... Bien sûr, nous avons été salués par quelques élégantes frégates et un non moins majestueux Balbuzard pêcheur... mais bon, pas de quoi me casser trois pattes !

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Heureusement, la Désirade regorge de trésors et l'expédition ne fut pas vaine : une superbe discordance géologique (calcaire flirtant avec roche volcanique).

 

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Et un groupe de dauphins qui fait un bout de chemin avec nous... ça valait le détour!

 

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Pour nous remettre de ces émotions, nous avons décidé de casser la croûte dans ma résidence d'hiver : la saline. Tous mes colocataires étaient là : Echasses, Bécasseaux et autres Chevaliers et même ma timide cousine la Sarcelle d'hiver. Mais quelle ne fut pas notre surprise lorsque les ornithos chevronnés d'AMAZONA ont découvert, au milieu de tout ce beau monde, un hôte hors du commun : une Marouette ponctuée !

 

Marouette

 

Hors du commun, c'est le moins que l'on puisse dire puisque ce lointain parent d'Europe n'avait tout simplement JAMAIS été observé en Guadeloupe et d'après nos sources, c'est seulement la deuxième observation pour tout le continent américain !"

 

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Y’a pas à dire, la Désirade est vraiment une destination de plus en plus prisée. Selon les dires de mon compère l’Océanite, les oiseaux marins ne peuvent pas rester insensibles aux charmes de cette île. Il faudra donc retourner un peu plus tard dans la saison de nidification pour vérifier cette affirmation : affaire à suivre...".

 

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Le team prenant la pose et le soleil.

5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 15:51

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La question se pose. Entre pénurie d'essence et Saint-Valentin, mes beaux yeux d'Anoles vous feront-ils d'amour mourir ?

Quoi qu'il en soit, Pierre Legreneur, maître de conférences à Lyon, très calé en éthologie, viendra vous narrer ce qu'il a pu découvrir sur l'aspect des Anolis sur les îles de Guadeloupe. Espèces ? Sous-espèces ? Phénotypes ? Là est toute la question.

La taille et les couleurs, ça se discute !

 

Rendez-vous à l'UAG le 14 février à 18h, en biologie marine.

 

* Pastel de Jean Chevallier

29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 16:03

Mon premier est une espèce protégée.

Mon second est doté de nombreux petits organes de défense (des piquants en quelque sorte).

Mon troisième est orné à l'âge adulte d'un appendice joliment nommé cephalium.

 

Et mon tout est l'une des fiertés de la Désirade.

 

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Facile ! Vous avez tous deviné qu'il s'agit d'un cactus.

Tête à l'Anglais. Coussin de belle-mère. Melocactus intortus.

 

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Fichtre, l'hospitalité n'est pas de mise chez cet Anglais-là.

 

 

En Tapeur consciencieux, je me suis renseigné sur son statut.

 

Selon les critères régionaux de l'UICN, l'espèce est classée en danger critique pour la Guadeloupe.

Horreur ! Ça signifie menacée de disparition. Y compris  à Saint-Martin. A l’échelle de la région Caraïbe, c'est moins grave : préoccupation mineure, le risque de disparition étant faible. Il existe en effet des populations importantes de ce cactus sur certaines îles situées dans son aire de répartition, de Porto Rico à la Dominique.

 

Au niveau national, l'espèce est protégée par arrêté ministériel du 26 décembre 1988. En d'autres termes, toute manipulation de Melocactus est interdite, qu'elle soit ou non destructive. On touche avec les yeux !

 

On trouve assez peu de documentation sur ce cactus, tout ce qu'on peut dire pour la Désirade c'est que les populations ont fortement régressé depuis une petite trentaine d'années.

 

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Qu'est ce qui a bien pu provoquer une telle dégringolade ?

Les prélèvements ? Les cabris ? Le fait même que l'espèce ait été déclarée protégée ? Difficile de le savoir.

 

Et comment y remédier ?

En cultivant des cactus et en les replantant ? En protégeant physiquement certaines zones ? En mettant un garde avec un fusil derrière chaque cephalium ?

 

En tous cas, chacun a un avis sur la question. Il devenait urgent de mettre toutes les bonnes volontés autour d'une table pour partager les connaissances et les idées. Une réunion s'est tenue tout récemment à l'initiative de la DEAL, elle a rassemblé ce qui se fait de mieux en matière de gestionnaires d'espaces naturels, de services de l'état et de la sphère associative. Les actions en cours ont été discutées et parfois recentrées. L'idée de mettre en place un véritable plan d'actions a même été émise, il n'y a pas de raison qu'il n'y en ait que pour les Tortues marines et les Iguanes tout de même !

 

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Ca se discute.

 

Pour revenir à nos moutons Désiradiens, AEVA et Titè se donnent la main pour accueillir une stagiaire, dont la mission (elle l'a acceptée !) est d'imaginer et tester une méthode pour décrire la population de la zone Est, au sein et à proximité de la Réserve naturelle géologique.

 

 

Combien d'individus ? Quelle répartition des âges ? Quel lien avec la végétation et les menaces potentielles ? Quelle évolution dans le temps ?

 

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Isabelle (dubitative) et son mentor Nicolas.

 

Premiers éléments de réponse sur la méthode courant mars, lors de la soutenance d'Isabelle à l'UAG.

22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 11:01

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Du fond de ma forêt Basse-Terrienne, j'ai quand même entendu dire que d'ici quelques jours, la dernière feuille de l'éphéméride irait au panier. Pardon, au tri sélectif.

 

Il est donc question de l'année 2014 qui s'annonce. Le nouveau bureau d'AEVA a tenu son conseil de guerre. Un seul mot d'ordre : soyons fous ! Je dois dire que les idées ont fusé de partout, j'étais planqué sur la grosse branche du flamboyant et j'ai presque tout entendu.

 

A propos du bureau nouveau, vous pouvez allez voir un peu à quoi il ressemble en allant cliquer sur le trombinoscope.

 

L'année 2013 avait comme thème les 20 ans d'AEVA.

Il a été décidé à l'unanimité des voix (beuglements devrais-je dire) que le thème favori de 2014 serait la Désirade.

 

Mais pourquoi la Désirade me direz-vous ?

 

Comment est-il possible de se poser la question ! La Désirade offre tout ce dont un naturaliste peut rêver. De la beauté, de l'inconnu, de la poésie, de la douceur, de la violence, des couleurs, une Réserve, et... des Désiradiens.

 

Alors pour abonder ce thème, nous avons déjà qelques idées en tête, qui seront à concrétiser dans les semaines qui viennent. Dans le désordre : un exposé de Marion sur la géologie de la Réserve, un ou deux sujets de stage sur les Scinques et peut-être les Têtes à l'Anglais (Melocactus pour les puristes), un concours de la plus belle photo et du plus beau dessin de la nature Désiradienne, une sortie de 3 jours pour avancer sur les projets. 

 

Ensuite on verra ! 

 

Le bureau a également pris quelques bonnes résolutions. 

 

1- Proposer un planning des sorties et exposés.

2- Développer la vulgarisation scientifique et les supports pédagogiques.

3- Acheter deux bonnes paires de jumelles pour nos adhérents.

4- Faire une petite base de données des livres et autres docs intéressants en notre possession.

 

Comme c'est écrit, il y a peut-être ue chance pour que tout cela se concrétise !

 

A tous je souhaite beaucoup de bonheur pour les derniers jours de cette année, qui fut remplie d'actions et d'émotions partagées.

11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 13:41

Un troisième larron a rejoint le club des écrivains en herbe, son nom de guerre est le Moqueur corossol. Toutes les photos sont de lui. Bienvenue !

 

 

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Quel rouge incroyable !

 

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Une petite araignée verte sur mon bureau.

 

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Cet Argiope argenté a un appétit féroce.

 

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Ce Scolopendre (cette ?) était sous un pot, dans un nid sphérique, protégeant ses petits entre ses pattes.

 

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Pour lutter contre les chenilles clown (du Sphynx du frangipanier), élevons des scolopendres. Celui-ci en suce la substantifique moelle.

 

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Ce Sphynx du frangipanier a revêtu une doudoune mortelle.

 

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J’ai dérangé ce Soufré un soir en voulant prendre la photo, mais il est revenu sur la même fleur de Bauhinia, manifestement un bon camouflage, où il est resté jusqu’au lendemain.

 

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Ces larves de chrysomèle ( ?) apprécient le champignon de souche.

 

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Aire idéale pour les débats amoureux des adultes.

 

Clichés Nicolas Barré.

2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 16:54

Seigneur Jésus Marie Joseph et tous les saints de la terre, ça y est !

 

Moi le Toto-Bois, je me plaignais depuis longtemps d'être le seul à sortir ma plume noire pour vous raconter le monde selon AEVA. Eh bien je suis heureux de vous annoncer que j'ai trouvé une âme soeur. Non pas sur Mythic ou autre e-Darling, mais tout simplement au sein du bureau. Par respect de sa vie privée, je l'appellerai "Grive fine", si elle est d'accord avec ce pseudo. A vous les studios.

 

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Echappés du Seigneur des Anneaux ? Cliché N. Barré.

 

« Un vent jeune souffle sur AEVA » … et la sortie de dimanche dernier nous a prouvé que l’anémomètre ne va pas faiblir de sitôt. En effet, les jeunes (et les moins jeunes) Aevistes ont su faire preuve de résistance à l’humidité (c’est peu dire…) pour atteindre cette petite plante pas comme les autres, témoin de la richesse floristique de la Guadeloupe : Pseudocentrum guadalupense, une orchidée que l'on pensait disparue et récemment redécouverte (voir les 3 précédents articles qui retracent l'historique  et ).

 

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La belle plante en question, en fin de floraison. Cliché T. Delhotal.

 

La météo n’a donc pas été clémente avec nous, mais elle ne nous a pas empêchés de suivre notre guide à la trace. Durant nos trois heures d’ascension, Nicolas nous a fait découvrir une trentaine d’espèces d’orchidées :  

- des épiphytes : Vanilla planifolia, Maxillaria coccinea, M. meridensis, M. inflexa, Epidendrum carpophorum, E. patens, E. anceps, E. ramosum, Dichea pendula, Helleriella punctulata, Isochilus linearis,  Jacquiniella globosa, J. teretifolia, Octomeria graminifolia, Lepanthes aurea, Pleurothallis ruscifolia, P. imraei, Prescottia stachyodes, Stelis ophioglossoides, S. perpusilliflora.

- et des terrestres : Brachionidium parvum, B. scherringii, Erthrodes hirtella, E. plantaginea, E. querceticola, Habenaria floribunda, H. amalfitana,  Oceoclades maculata, Malaxis major, Psylochilus macrophyllus, Ponthieva petiolata, Cyclopogon cranichioides, Pseudocentrum guadalupense.

 

Je terminerai en attribuant une mention spéciale à Timéo et Cléo pour leur courage et à Nicolas et Marie-France pour leur poncho (équipement de terrain qui en a laissé plus d’un rêveur !).

 

A bientôt pour de nouvelles aventures.»

 

Eh bien merci miss Grive fine pour ce récit. Dès que j'ai un moment, je pose une journée de RTT pour compléter cet article avec un album photo plus complet.

27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 20:20

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Michel Feuillard est parti sous d'autres cieux, et d'autres fumerolles. Comme nous dit France-Antilles, il était né sur les pentes de la Soufrière il y a 82 ans. 

 

Salut et respect à cet homme bienveillant et discret, qui aimait ce volcan plein de caractère, et nous a beaucoup appris sur lui.

 

Et que le volcan garde encore longtemps cet aspect sauvage que nous aimons tant.

18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 15:57

Après avoir transpiré pour trouver une salle de réunion, baillonner l'alarme et dompter le vidéo-projecteur, nous y sommes arrivés.

 

L'assemblée générale s'est déroulée samedi dans le plus grand désordre, mais pour notre plus grand bonheur. La moyenne d'âge en a pris un coup, un vent jeune souffle sur AEVA.

 

Le bilan a été fait de l'année qui vient de s'écouler, et ma foi nous en sommes plutôt satisfaits. Fichier à télécharger dans les plus brefs délai en cliquant . Attention, il n'y en aura pas pour tout le monde.

 

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Dessin Jean Chevallier

 

Personne n'a gagné sa cotisation 2013-2014, le batracien-énigme était tout bêtement Bufo bufo, alias Crapaud-France en langage Toto-Bois. Dommage, il va vous falloir envoyer un chèque de 20 € pour revendiquer le statut, ô combien enviable, d'Aeviste.

 

A bientôt, ici ou ailleurs !

 

7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 15:43

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Cliché Pierre-Yves, arabsesques solaires.

 

Wikipédia dans sa grande bienveillance nous dit  : L’éclectisme (du grec eklegein : choisir) est une attitude philosophique consistant à choisir dans plusieurs philosophies les éléments qui paraissent intéressants pour constituer un système complet.

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Dessin Marion, artiste en zeb.

 

Eh bien alors nous fûmes éclectiques en ce week-end prolongé de la Toussaint, passé à Désirade.

 

Système complet :

 

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- Quinze Aevistes de 24 à 62 ans.

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- Thèmes abordés = prospections Scinques, géolocalisation Têtes à l'Anglais, astronomie gymnique, aquarelle, géologie (qui peut repérer la radiolarite sur l'image ?).

 

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- Rencontres avec les collègues d'AMAZONA (qui nous ont organisé une petite séance avifaune), et de l'ASFA (qui nous ont invités à un raout chauve-souris mais faute de réseau, nous manquâmes le train de la Pipistrelle).

 

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- Milieux parcourus : murets de pierres sèches sur morne, salines, pente sud de la Montagne, ravine, littoral nord, plateau, prairies et falaises littorales est, zone péri-urbaine à chat chasseur de Scinques, gîtes de Madame Pioche.

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- Conditions météo : parfois humides.

 

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Cliché Sandra, entremetteuse Lune-Soleil.

Eléments intéressants : beaucoup.

 

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Cliché Thomas, Anolis inquiet.

 

Des contributions variées pour tenter de partager avec vous ces moments. 

Un album photo collectif.

 

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Cliché Félix, la petite Sirène du sentier du Grand Nord.


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Cliché Carla, très roots.

 

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Cliché Emilie, qui nous offre ces 8 mots :

 

Domino (des victoires et des défaites, par fairplay je ne citerai pas de noms)

Eclipse (presque éclipsée par la représentation de AEVA Circus)

Scinque (ou pas...)

Itinéraires improvisés (mais toujours maîtrisés!)

Réserve naturelle (merci Ti Tè)

Amitiés (ça marche aussi avec Apéro, j'ai hésité !)

Décapsuler (certain(e)s vont devoir encore s'entrainer)

Encore (c'est quand le prochain RDV ????)

31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 03:58

En tant qu'oiseau des bois, insectivore de surcroît, je m'intéresse peu aux plantes. Fussent-elles de belles plantes.

 

Mais vous qui me lisez, je suis sûr qu'il vous arrive souvent de noter lors de vos promenades telle ou telle espèce végétale, parce que vous l'aurez trouvée belle, rare, inhabituelle, que sais-je ? (peu de choses je le reconnais). 

Petit-Bourg-Trace-Merwaert-2008n-b.jpg

 

Eh bien figurez-vous que vos carnets de notes sont une mine d'informations, qu'il serait dommage de garder rien que pour vous. Imaginez que ledit carnet tombe à l'eau, ou que votre ordi rende l'âme sans que vous ayiez pensé à faire des sauvegardes ? Et surtout, pourquoi ne pas partager ce savoir ?

 

Oui mais comment ?  Et pourquoi ? Et n'y a-t-il pas de risque que ma contribution ne soit pas reconnue ? Et si jamais les déterminations sont fausses ? Et s'il s'agit d'espèces menacées celà ne risque-t-il pas de les mettre en danger ? Toutes ces inquiétudes sont bien compréhensibles, j'ai de mon côté souvent hésité à divulguer mes coins à petites larves grassouillettes dont je me régale.

 

Eh bien n'héistez plus. L'association Tela Botanica vous a concocté deux outils assez performants et faciles d'emploi. Et qui prennent en compte ces craintes légitimes.

 

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Tout d'abord, un truc nommé e-Flore. e comme électroniqe (donc sur le web pour causer français), et flore comme flore, ce n'est pas plus compliqué que ça. Allez jeter un oeil là-dessus, c'est épatant. Toutes les espèces (ou presque, nobody's perfect) des Antilles françaises y sont, avec les synonymes. J'en parle d'autant plus à mon aise que c'est un peu grâce à moi que cette liste d'espèces a été mise à jour et vous est proposée. J'avoue ne pas avoir mis moi-même mis la main à la pâte, ayant peu de dons pour la cuisine botanique. Mais j'ai réussi à convaincre mon ami Jacques Fournet de s'y ateler, et j'ai fait le lien avec Tela Botanica qui s'est chargée de la partie informatique. Le tout en concertation avec le Museum qui a remonté toutes ces infos sur le site national de l'INPN, sous le doux nom de TaxRef.

 

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Et puis autre outil, le CEL. Késako ? Carnet En Ligne : cliquez là. Le Carnet en ligne est l'équivalent numérique de votre calepin de terrain. Il permet de saisir vos observations, de les vérifier, de les illustrer avec vos propres images, puis de les partager avec le réseau si vous le souhaitez.

 

Avec en plus un module cartographique : quand elles sont partagées, vos observations et les photos saisies alimentent la cartographie et les illustrations d'e-Flore.

 

Egalement un module projet qui vous permet de créer vos propres dossiers et d'y associer des observations. Sans compter le module import et export au format tableur, pour les fans du traitement de données (il faut de tout pour faire un monde).

 

Lancez-vous ! Mais gardez quand même votre bon vieux carnet papier pour consigner vos observations avant de les saisir dans le système.

29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 04:52

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                                                         Photo Ph. Feldmann

 

Je dirais même plus, en danger critique d'extinction, au niveau régional pour la Guadeloupe. Selon les critères de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN pour les initiés).

 

La Guadeloupe est riche.

 

Riche d'une centaine d'espèces d'Orchidées sauvages, qu'il m'arrive fréquemment d'observer depuis mes arbres favoris. L'une d'entre elles me fait du souci, la terrestre et gracieuse Epidendrum revertianum. C'est d'ailleurs une "fausse" terrestre, car elle n'est pas très ancrée au sol, il est très facile de la transplanter. Facile mais interdit, mademoiselle étant sur la liste des people protégés par arrêté ministériel.

 

                               Raymond est inquiet mais pas désespéré. 


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En 1990, une douzaine de stations de cette espèce étaient recensées avec plusieurs centaines d’individus. Vingt-trois ans plus tard, c'est-à-dire aujourd'hui, la situation n'est pas brillante : seulement deux stations connues, comportant une douzaine individus. 

 

Pas bézef !

 

Vous me direz que ce n'est pas aussi grave que ça, puisque des plants avaient été sauvegardés in vitro. Que des croisements entre plantes avaient été réalisés, et qu'on dispose donc, au laboratoire et dans certaines pépinières, de plusieurs centaines, voire milliers de desecndants. Un raccourci facile serait de dire qu'il suffirait de les remettre dans la nature et le tour serait joué !

 

Epidendrum-revertianum-cultive.jpg

 

Mais vous le savez aussi bien que moi, la vie n'est pas simple.

 

Et qu'en pensant aller dans le sens de la protection, on peut aussi bien aller dans celui du mur.

 

C'est pour cela que tout récemment, nous avons réuni ce qui se fait de mieux en matière de biologie de populations de petite taille. Un séminaire INTERNATIONAL (merci à Raymond, le "canadien portoricain" du groupe) a été organisé en Guadeloupe à l'initiative de l'AGO, et grâce à la décontraction naturelle de la trésorière d'AEVA. Qui a donné le feu vert pour pré-financer l'opération, on se demande comment de tels irresponsables sont recrutés dans ces structures associatives. Nos spécialistes invités : Nathalie Machon du Museum, et Raymond Tremblay de l'Université de Porto Rico.

 

      Le morne Mazeau en 1987, du temps où notre gracieuse terrestre vivait de beaux jours.


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Ce furent deux journées fort sympathiques, préalable indispensable pour que la mayonnaise prenne, et pour arriver à bien s'amuser (pardon, travailler) ensemble. Au programme tout d'abord, la visite du laboratoire de culture in vitro du CRB INRA-CIRAD, ou Man Jocelyne fait des merveilles pour conserver et repiquer les Orchidées dans des mélanges de gélose savamment dosés.

 

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Puis un petit tour dans les jardins et ombrières des amoureux d'Epidendrum revertianum, j'ai nommé Nicolas et Claude. 

 

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Marie-France nous a à cette occasion désaltérés avec un délicieux jus de gingembre maison. 

 

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Troisième temps des visites : le terrain. Les talus pentus de la Mamelle de Petit-Bourg, puis le Morne Mazeau à Deshaies. 

 

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              Philippe affecté à la circulation sur la Mamelle Petit-Bourg. 

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Deuxième jour, tout le monde est puni et se retrouve en salle. Messieurs dames, il va falloir potasser un peu avant d'envisager quoi que ce soit :

 

Nathalie expliquant au parterre d'ignares que nous sommes, la différence entre heterosis et dépression de consanguinité.


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- quelle est la réglementation sur les espèces protégées ?

- que faut-il faire pour être autorisé à manipuler des espèces protégées ?

- quels sont les freins au renforcement des petites populations ?

- quelles sont les clés pour la conservation des espèces ?

- que connaissons-nous exactement des populations d'E. revertianum ?

 

Mais oui, beaucoup de questions. Mais rassurez-vous, également quelques réponses, toutes consignées dans le compte-rendu ce ces journées, maintenant disponible dans tous les bons kiosques.

 

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Nous sommes très fiers, Jeanny Marc, députée maire de Deshayes, a passé toute une matinée avec nous. A été conquise par Raymond (enfin, par son exposé) et Nathalie. Souhaite investir sa commune dans le projet, notamment au travers de la participation d'écoliers à certaines actions. 

 

 

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Sur la question récurrente du nerf de la guerre, le court terme semble en bonne voie, le Parc National ayant classé notre projet prioritaire pour un financement.

 

Qu'allons donc nous faire dans les mois et les années qui viennent ? Quand je dis nous, je parle au nom de beaucoup d'acteurs, que je cite par ordre alphabétique de peur de fâcher : AEVA, AGO, CBIG, CIRAD, DEAL 971 & 972, INRA, Ionopsis, Museum, ONF, PNG, Université de Porto Rico.

 

Eh bien voici le programme :

 

Monter un plan de sauvegarde permettant de reconstiituer des populations viables de l’espèce :

 

- Réaliser l'état de l'art, regrouper la bibliographie (publications, rapport de stage etc..), partager les documents sur un répertoire en ligne.

- Essayer de sécuriser la conservation de chaque plante sauvage, soit avec les kékis (petits plants se développant sur les hampes florales), soit in vitro.

- Mettre en œuvre une action d'urgence en créant de nouvelles populations avec les plants déjà disponibles. Il faudra donc réaliser des transplantations avec au moins une centaine d'individus. Un diagnostic sanitaire sera à réaliser auparavant. 

- Etablir la liste des croisements réalisés, en précisant l’origine des individus utilisés.

- Envoyer des fragments de plants sauvages et cultivés au Museum, pour analyser la structure génétique des populations, et ainsi avoir des éléments pour définir la stratégie de renforcement.

- Faire le lien entre diversité génétique et fitness des populations.

- Identifier des sites pour implanter de nouvelles populations.

 

Après, on se fait une petite bouffe et on avise !    

23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 17:27

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Pas d'explication donc à mon long silence. J'étais prostré dans ma forêt, à faire le point sur 20 ans de vie associative.

 

Mais il est temps de sortir du bois ! Et de vous donner quelques nouvelles, que je développerai dans les prochains articles.

 

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Nous nous lançons dans un projet qui vise à sauver Willy (alias Epidendrum revertianum), une orchidée très mal partie en Guadeloupe et au-delà. Le projet est porté par l'AGO*, et co-financé par le PNG**. Juste pour vous mettre l'eau à la bouche, sachez que nous avons organisé un séminaire fondateur du projet, rien que ça !

 

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Nous continuons à avancer cahin-caha sur les chemins de la connaissance du Scinque Mabuya desiradae. Et en l'ocurrence sur les chemins de Petite Terre, Désirade, Tintamarre, parsemés de nombreux cailloux. Nous avons même encadré une stagiaire de Master sur le sujet, nous sommes trop fiers de participer à la formation des jeunes (Petra ça va ?).

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Les sorties vont reprendre, la prochaine en date étant consacrée à la Désirade, à la Toussaint. Ateliers possibles : éclipse, scinques, raccons, gaïacs, et aquarelle.

 

Et enfin l'assemblée générale tout ce qu'il y a de plus ordinaire, dont la date vous sera confirmée dans les meilleurs délais. A priori le samedi 16 novembre à 18 heures, sur le site de Duclos. Au programme, partage d'idées, folles si possible.

 

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Vote à pagaie levée.

 

* Association Guadeloupéenne d'Orchidophilie

** Parc National de la Guadeloupe

6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 06:00

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Les historiens se posent la question.

 

Si la date du récépissé de déclaration de constitution à la Préfecture fait foi, alors on peut dire que c'est le 6 mai 1993.

 

20 ans que moi le Toto-Bois je suis né ! Et pourtant, dans la monographie du père de l'association (ouvrage consacré exclusivement au Pic de la Guadeloupe), il est indiqué que ma longévité se situe plutôt autour de 10 ans. Comment expliquer ce miracle ? En tous cas, j'espère durer encore longtemps, ça me plait bien de voir tous ces naturalistes s'activer pour mieux connaître la faune et la flore des petites Antilles, et pour contribuer à la conserver.

 

N'étant pas agrégé d'histoire, et étant pourvu d'une cervelle d'oiseau, j'avoue ne pas me rappeler des évènements qui ont jalonné ces 20 ans. Alors, comme on n'est jamais si bien servi que par les autres, je suis allé à la pêche aux informations. Je vous livre ici le témoignage des membres successifs du bureau qui ont bien voulu jouer les balances.

 

Mais je profite quand même du fait que j'ai la parole pour vous livrer notre slogan pour 2013 : 

 

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Maguy

 

Le temps passe trop vite... Je me rappelle de mes premières sorties naturalistes avec AEVA en tant ... qu'étudiante, il y a 15 ans. Que de bons moments !

 

Pourtant pas une ride notre asso. 


Nicolas

 

Aventures du Tapé…

 

En 1994, AEVA réalisait des inventaires ornitho et herpéto aux Saintes, en particulier à Grand Ilet en prélude à son acquisition par le Conservatoire du Littoral et des Espaces Lacustres.

C’était toujours un peu aléatoire de trouver le dimanche matin un pêcheur qui accepte de nous y transporter. Au lieu du rendez-vous fixé la veille au port du bourg, pas de pêcheur. Son frère arrive après une bonne attente, l’œil pas frais, et nous dit que son frère, le propriétaire du bateau, a bu quelques ti-punchs la veille au soir et ne s’est pas réveillé. On explique que l’on veut d’abord regarder sur les falaises au vent de Grand Ilet pour voir si des Fous à pattes rouges y nichent puis en faire le tour et débarquer sur l’ilet. On va au bateau (une saintoise comme de juste) : on remarque -encore sans appréhension- qu’il faut retirer le capot puis enrouler la corde sur le lanceur pour –après plusieurs tentatives- réussir à démarrer. Nous sommes 8 « bénévoles » dans le bateau dont le héros de l’histoire : "le Tapé" (Pascal).

 

Commence alors le premier épisode.

 

Sortie de l’Anse du Bourg, contournement de la pointe ouest de Terre de Haut, entrée dans la passe sud, vers Grand Ilet. On est bien exposé aux alizées d’est et la mer est assez forte. Nous longeons Grand Ilet vers les falaises au vent et commençons à les explorer, mais trop loin pour bien voir.

Je demande au pilote de se rapprocher, au ralenti. Nous en sommes à une vingtaine de mètres et là le moteur cale… panique silencieuse. Le bateau tangue, le pilote parvient à retirer le capot, s’emmêle dans la corde, finit par l’enrouler autour du lanceur, tire fort, tombe en arrière, se fait mal, et le moteur ne part pas… Poussé par la houle, le bateau se rapproche de la falaise. Nouvelle tentative, nouvel échec. On tente de jeter l’ancre, mais c’est trop profond et abrupt et elle ne trouve pas le fond. Le bateau fait le yo-yo à quelques mètres de la paroi. Les visages sont blêmes. Chacun cherche ce qu’il doit essayer de sauver, repère une échancrure de la falaise où s’engouffrent les vagues et où résiderait « si Dieu veut » notre salut. On se prépare au « sauve qui peut ». Pendant ce temps, nous assistons impuissants aux échecs du démarrage. Nous nous apprêtons à sauter à l’eau quand ô miracle le moteur tousse, démarre et nous évite pour cette fois une fin aussi inéluctable qu’imminente… Nous nous éloignons en faisant l’impasse sur les fous de la falaise (enfin, les fous à plumes) et gagnons la petite crique abritée pour un bain réparateur.

Chacun souffle en se disant que la suite ne peut être qu’agréable sur cet ilet de rêve. Chacun ou presque…

 

Second épisode et suivants.

 

Nous débarquons nos affaires et au bain. A peine dans l’eau, nous entendons des hurlements de douleur. Le Tapé revient au bord en boitant et vociférant : il a violemment tapé dans un corail cornes de cerfs et a le pied en sang.

Il veut chausser ses lunettes pour constater les dégâts et, les cherchant à tâtons, casse une branche. Il est très myope et en est donc particulièrement handicapé. Il finira par trouver un bout de fil électrique pour les réparer : très mode !

Un peu plus tard, et après ces émotions, c’est l’heure du casse croûte. On sort du sac nos victuailles quand on entend le Tapé jurer : son sandwich a été mangé par les rats ! Après toutes les exactions commises contre eux, ils ont dû se venger.

 

Fin –ou presque- de cette série aventureuse.

 

Chacun rentre chez soi en pensant aux beautés et aux bontés de la Nature. Le soir, le Tapé nous appelle. En enfournant le bras dans son sac marin pour sortir ses affaires, il s’est fait piquer la main par un scorpion.

 

Elle est pas belle la vie du Tapé ?

AEVA ne nous procure-t-elle pas les émotions passionnantes auxquelles nous rêvons ? 


Philippe

 

AEVA, quel est ton nom !

Derrière l'acronyme, se cachait la posture de cette nouvelle association de conservation de l'environnement, mais aussi des discussions animées ayant conduit notamment à mettre explicitement le mot protection dans son nom développé : Association pour l'Etude et la protection des Vertébrés des petites Antilles.

Mais savez vous, au delà de cet objectif, ce qui a finalement emporté le choix de l'acronyme AEVA ? Et bien, une action de marketing pur et dur jouant d'ailleurs sur le sexe (mais si !!!). Les plus anciens s'en souviennent. C'était du temps de l'ancêtre d'Internet, le Minitel. C'était aussi en plein développement de réseaux où fleurissaient  des noms de Minitel rose débutant par 3615. 

 

Donc, entre deux discussions au moment du ti punch sur une terrasse de Belair Desrozières, a fusé 3615 AEVA. Aussi vite dit, aussi vite approprié et décidé, et ainsi naquit AEVA.

Quand quelques années plus tard, l'extension aux plantes a été proposée et décidée, au moment de l'apéro (encore !) sur une terrasse d'une auberge de Prise d'Eau, l'acronyme désormais dans le paysage ne pouvait qu'être gardé.


Olivier

 

Depuis 20 ans... AEVA engage des actions indispensables pour protéger la nature aux Antilles, parfois contre vents et marées. Que de compétences, de passion et de ténacité au service du pic de Guadeloupe, du moqueur gorge-blanche, de l'iguane des Petites Antilles, des tortues marines, des scinques ou bien encore des orchidées !

 

Mes souvenirs d'aéviste les plus chers sont probablement associés aux suivis écologiques menés sur Petite Terre, ce micro-archipel désiradien aujourd'hui inhabité aux richesses écologiques exceptionnelles. Un plaisir sans cesse renouvelé, car chaque visite m'a apporté un lot d'émotions, que ce soit par le biais d'une rencontre avec un passionné de nature ou grâce à l'observation d'une espèce inattendue.


Comme ce faucon, qui pèlerinait sur Terre de Bas et décida de fondre sur un kio (héron vert) quelques mètres au-dessus de nos tête. Notre présence l'effraya probablement car il rata sa proie dans un grand claquement d’ailes. Le faucon se dirigea ensuite vers la petite île de Terre de Haut, provoquant au dessus du lagon une panique généralisée dans une volée de limicoles. Nous le suivîmes avec Nicolas. Notre faucon décida alors de s'en prendre à un huîtrier pie qui échappa au danger en zigzaguant vers la Désirade...  


Anthony

Pour moi sans aucun doute je vote pour les missions à Petite-Terre entre 1998 et 2000, chaque visite là-bas donnait lieu à des découvertes de nouvelles espèces pour la réserve, c'était toujours très excitant d'y aller, une super ambiance, le bivouac, à part les traversées parfois houleuses c'était vraiment cool...
 
je pense que c'était aussi dans cette période où il y a eu une soirée "grillade de rats" ou 6 métros bouffaient du rat et 6 antillais qui étaient tous prêts à dégueuler... ah la culture c'est quelque chose...

Jacques

 

Au commencement était le Toto, qui se prétendait « Bois ». 

 

Mais il ne s’était entouré que d’autres Totos vertébrés. C’est alors qu’un beau jour, les défendeurs des bois et forêts ont décidé de protester à grands cris lors d’une assemblée générale : 

 

« Et nous alors ?  Pourquoi les Vertébrés et pas les Végétaux ? C’est de la discrimination !». 

 

Le calme revenu et le silence rétabli, un vote décida à l’unanimité que Toto-Bois devait effectivement mériter son nom. Certains extrémistes allèrent même jusqu’à dire que l’association AEVA se devait de se dénommer désormais AEVVA (Vertébrés ET Végétaux). Des voix sages s’opposèrent heureusement à cette hérésie, pour raison d’esthétique et d’euphonie… 

 

Et c’est ainsi que l’AEVA (grande est sa gloire !) est restée AEVA, et que le Toto a enfin pleinement mérité son nom de Toto-bois.


Claudie 

 

Je me rappelle de Pascal (dit le Tapé) lors de son premier séjour, avec son inénarrable accent du Jura, je l'avais pris pour un canadien : "Euh mais dis donc, y'a pas d'assoc d'ornitho en Guadeloupe, ça manque drôlement non ?". Tout est parti de là, et les mordus qui trainaient dans le coin à l'époque (Nicolas, Olivier, Philippe, Pascal et moi) avons tous été partants. Ce qui nous permet aujourd'hui de revendiquer le titre pompeux de "fondateurs d'AEVA". Je crois que nous en sommes fiers. 


 

Quelques repères non exhaustifs sur la frise du temps

 

Logo AEVA

1993 - Création d'AEVA (à partir d'une côte d'ADAM, qui passait par là).

 

 

Anis-copie-1.jpg

1994 - Inventaires des oiseaux aux Saintes. Le Toto sort du bois : parution du numéro 1 du bulletin de liaison. Inventaire de l'avifaune des étangs de l'est de Saint-Martin.

 

 

Scinque-copie-1.jpg

1995 - Iles de la Petite Terre, acte 1 : inventaires des reptiles et oiseaux, préalables à la création de la réserve.

 

 

Bras-David.jpg

1995 - Mise en place du collectif "Pour une gestion rationnelle de l'eau en Guadeloupe", en réponse au projet de barrage à Bras-David". Interventions auprès des autorités pour obtenir une suspension de la chasse après le passage d'intempéries. Bien que la réglementation le permette, cette mesure conservatoire n'est jamais prise.

 

 

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1996 - Nous jetons notre dévolu sur la Caravelle en Martinique (oiseaux, mangoustes).

 

 

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1998 - Nous mettons en place avec J. Fretey et la DIREN de l'époque le projet de conservation et le réseau Tortues marines, que nous animerons jusqu'en 2003.

 

 

 

Logo SCSCB

1998. Nous co-organisons avec le Parc et la DIREN le colloque de la Société Caribéenne d'Ornithologie.

 

 

Vu-de-la-Soufriere-Guadeloupe.jpg

1999. Une fois de plus, nous ne trouvons pas de diablotins sur les pentes de la Soufrière. Un résultat négatif est toujours un résultat disait ma grand-mère. Nous réalisons une éude de faisabilité pour réintroduire des perroquets en Martinique.

 

Nume-riser0003.jpg

2000 - Elargissement du champ : nous passons des Vertébrés à toute la faune et la flore sauvage. A quand les cailloux me direz-vous ? (certains esprits chagrins nous ont même dit "A quand les vers ?").

 

 

 

Cascade.jpg

2003 - Début de notre implication pour une analyse des impacts du canyoning en zone centrale du Parc National de la Guadeloupe. En 2009, il est interdit par décret. On vous passe les détails, mais ça a été usant.

 

2004 à 2006 - Période faste pour sorties et exposés, moins pour les études. Nous nous limitons au suivi des Tortues marines sur la zone de Saint-François.

 

 

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2007 - Mise en place du blog. Nouvelle étude sur le Pic, nous affinons l'estimation des effectifs, et proposons une méthode de suivi à long terme par le Parc.

 

2008 - Obtention de l'agrément. Chouette, nous sommes d'utilité publique !

 

 

Sirène2

2009 - Le projet de réintroduction du Lamantin va être lancé, nous n'en sommes pas ravis. Nous nous consolons en menant une étude sur le Martin-pêcheur à ventre roux, sous-espèce endémique des petites Antilles.     

 

 

Petite-Terre-TdB-Iguanes-2102n-b.jpg    

2010 - Nous relançons un assaut sur Petite Terre : Iguanes le retour. Scinques : le commencement.

 

 

Dome-Soufriere-Guadeloupe.jpg

2011 - Un projet de télécabine pointe son nez à la Soufrière, nous sommes pour le moins "veyatifs" (vigilants).

 

 

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2012 - Beaucoup de sorties cette année-là grâce à notre animateur en chef. 

 

 

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2013 - Des questions à élucider pour les prochaines années, avec comme mots-clés (dans le plus complet désordre): Scinques, Désirade, Gaïac, Petite Terre, Kahouanne, Orchidées, Marie-Galante, Tintamarre, Epidendrum revertianum... que sais-je ?

 

Si peu de choses finalement. 

 

 

Illustrations de Nicolas et Claudie.

 

Présentation

  • : L'écho du Toto-Bois
  • : Le blog d'AEVA, Association pour l'Etude et la protection des Vertébrés et végétaux des petites Antilles - Contact : claudie.pavis@gmail.com
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