8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 10:50

Dernière et malheureuse nouvelle, le Citron s'est mis en grève ! Exposé reporté.

Et voilà, il n'y avait qu'à demander : le jeudi 17 avril à 18h, à Saint-Félix (Art Gallery Petit Le Brun).

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Vous connaissez déjà l'humour de potache du Toto-Bois, qui résiste difficilement à un mauvais jeux de mots.

 

Quoi qu'il en soit, j'ai découvert l'existence d'un réseau en Guadeloupe, appelé ReGuaR, pour Réseau Guadeloupe Requins. Et j'attribue la note de 19/20 à leur logo.

 

C'est l'association Kap Natirel qui en est à l'origine. Encore un réseau, mais pour quoi faire ? Tout simplement pour faciliter le partage des connaissances, et on ne peut qu'applaudir à deux ailes cette initiative (ou à deux nageoires selon les taxons).

 

Le préambule est terminé, venons-en aux faits.

 

"Il y avait un requin chagrin, re-quin cha-grin, qui tournait dans les eaux profondes, dans un lagon du bout du monde, il y avait un requin chagrin".

 

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Chanson de Michel Sardou qui peut être transposée facilement : "Il y avait un requin citron, re-quin ci-tron, qui tournait dans les eaux peu profondes, dans le lagon de Petite Terre, il y avait un requin citron". 

 

Nous vous proposons de venir découvrir les résultats de l'équipe de Kap Natirel qui a étudié le Requin Citron (Negaprion brevirostris) en 2013 à Petite Terre. Et qui nous parlera des projets à venir sur cet animal méconnu.

 

Rendez-vous à l'UAG le vendredi 21 mars à 18 heures, cliquez pour en savoir plus.

Dernière et malheureuse nouvelle, le Citron s'est mis en grève ! Exposé reporté.

3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 17:43

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Y'a de la joie dirait-on.

 

Dimanche 23 février, AEVA organisait une sortie pour découvrir la mygale de la Soufrière. Ainsi, nous sommes partis à l’assaut du volcan pour y découvrir Holothele sulfurensis, endémique de la Guadeloupe, uniquement connue du massif de la Soufrière, au dessus de 700 mètres d’altitude.

 

Avant de monter, petit briefing sur le parking des Bains Jaunes : ce que l’on sait et qui devrait nous permettre de dénicher la bêbête c’est qu’elle se cache sous les pierres et que les filaments de soie qu’elle tisse peuvent nous permettre de la repérer… Après ces bonnes paroles, c’est parti ! Direction la Roche Fendue. Le chemin nous y amenant nous permet de découvrir différentes espèces d’orchidées, dont quelques-unes sont en fleur.



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La première observation de la mygale est faite par Emmanuelle (félicitation ! on a oublié le paquet de bonbons pour la récompenser…), non loin de la Roche Fendue. Vent très frais, on était gelés. Nous continuons en direction du chemin des Dames. Au total ce sont une bonne dizaine d’observations qui ont eu lieu. La petite bête n’est finalement pas si difficile à trouver, il suffit de soulever (délicatement bien sûr et de les remettre ensuite à leur place), les pierres en bordure de chemin.

 

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Les spécimens observés mesuraient entre 1 et 2 cm. Leur couleur varie du brun foncé au brun cuivré (en fonction de la proximité de la mue ?).

 

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Certaines prennent même la pose, et permettre aux photographes du groupe d’immortaliser l’instant.

 

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Sous les pierres nous pouvons également observer leur loge tissée de soie. Nos photographes et observateurs enthousiastes, vautrés sur le chemin ont été à l'origine de bouchons compacts le long du sentier. Mais de nombreux touristes intrigués ont eux aussi découvert LA mygale. ("Ah bon, je l'aurais vue plus grosse!").

 

 

Le grain de sel du Toto-Bois, à qui on n'avait pourtant rien demandé.

 

Cette Mygale, découverte en 1999 par Patrick Maréchal, est protégée par la réglementation française. Le Parc National de la Guadeloupe a édité une fiche pédagogique sur cette espèce, que ceux qui n'ont pas peur des araignées cliquent . Egalement une publication tout ce qu'il y a de plus sérieuse ici.

 

Eh bien figurez-vous que la Mygale n'est pas une espèce protégée par tout le monde ! En tous cas pas par les guêpes de la famille des Pompilidae ont la particularité d'être des prédateurs exclusifs d'araignées. Vous voyez où je veux en venir.

 

Je fais donc le corbeau (autre oiseau noir) pour dénoncer ici Pepsis ruficornis. Belle guêpe bleutée aux antennes rougeâtres. Que l’on différencie aisément de ses congénères P. rubra et P. marginata, qui ont, comme chacun sait (vous ne saviez pas ??), les antennes noires. Eh bien oui, cette guêpe s'attaque à notre Gwada-mygale, en témoigne ce cliché, pris par Sandra lors d'une autre excursion.

 

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Que faire ? Fermer les yeux sur ce manquement à la réglementation ? Mettre la guêpe sur la liste des nuisibles ? Demander aux coureurs du Volcano Trail d'écraser les guêpes ?

 

Peut-être plus simplement laisser faire dame nature dans cet espace unique qu'est le massif de la Soufrière.

 

Dernière minute : pan sur le bec.

 

Pour démontrer, s'il en était besoin, que nous avons des lecteurs très affûtés, je vous livre le commentaire de mon collègue le Siffleur d'Amérique :

"Est-ce que tu en sais plus sur la protection de la mygale de la Soufrière? Parce qu'à ma connaissance, Dynastes hercules est le seul invertébré protégé de Guadeloupe. La fiche du Parc dit effectivement que la mygale est protégée mais je ne trouve aucun texte de loi qui le confirme. Et le site de l'INPN, qui est censé être fiable en la matière, parle d'une réglementation à Mayotte pour l'espèce, ce qui est assez curieux (voir ici)... En tout cas ça mérite d'être précisé je pense".

 

Tout-à-fait cher Siffleur, je consulte tes sources. L'arrêté préfectoral est en fait un arrêté de réglementation, qui stipule : Interdiction d'introduction, de détention, de transport, de reproduction, de mise en vente, de vente, d'achat et de cession de spécimens vivants d'espèces animales exotiques de la faune sauvage, dans la collectivité départementale de Mayotte.

 

Ils n'en veulent pas de notre mygale, et ont bien raison. Chacun chez soi. 

 

Pour compléter la réponse, je dirais que la Mygale est protégée de fait, puisqu'elle vit en zone de coeur de Parc. Au même titre que tous les animaux, végétaux et minéraux qui s'y trouvent. 

 

Clichés Patricia Brouard, Franck Decluzet, Laurent Malglaive et Sandra Pédurthe.

21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 16:40

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*

On a toujours besoin d'un plus petit que soi, c'est bien connu. Le Toto-Bois se met donc au service des mastodontes que sont les baleines, pour relayer une information provenant de l'association BREACH.

 

Une conférence sur les Cétacés vous est proposée ce mardi 25 février à 10h à l'UAG.

Pour plus de détails, cliquez .

 

Vous me raconterez ?

 

* Chipé sur http://www.meltybuzz.fr/

14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 10:12

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Quand le Toto-Bois a une idée en tête, il ne l'a pas ailleurs.

L'archipel de la Désirade continue donc à constituer mon addiction principale (juste après Madame Toto, nous sommes tout de même le 14 février).

 

Le concours est lancé, avec un seul mot d'ordre : captez ce que vous percevez de plus beau dans la nature de l'archipel, qui (petit rappel pour les cancres), est constitué de La Désirade continentale (!) ET des îles de la Petite Terre.

 

Sur terre, sous l'eau, en l'air, tout est permis. Enfants, ados, adultes, tous bienvenus.

 

Pas plus d'un dessin et d'une photo par participant, à envoyer par mail avant le 15 juin, à concoursnature.desirade@yahoo.com

 

Pour plus de détails, le règlement a été déposé au fond de mon nid, mais le plus simple est de télécharger en cliquant ici.

Ainsi que l'affichette de présentation du concours.

 

Merci à nos partenaires dans l’organisation de ce concours : la Municipalité et l'Office du Tourisme de l'archipel de la Désirade, l'association Titè, l'ONF, Uhaïna croisières, l'Aquarium de la Guadeloupe, les cartes découverte Chemin Bleu.

 

Allez hop, déballez vite vos appareils, crayons, pinceaux.

Il ne vous reste que 121 jours pour nous envoyer l'image de l'année !

11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 16:56

Moi, pauvre Toto-Bois, j'ai beaucoup de travail en ce moment.

Réfléchir à l'aménagement de mon prochain trou de nidification.

Suivre une formation à l'extraction des vermisseaux sous les écorces.

Passer au contrôle technique des 2 000 heures de vol.

 

Bref, tout ça pour dire que je n'ai pas pu répondre à une invitation alléchante. Il s'agissait de participer aux observations d'oiseaux de mer autour de Désirade. Pourtant, toute la fine fleur était là. Que des gens sympathiques ! Deux bateaux affrétés pour l'occasion.

 

Mais étant d'un tempérament altruiste (mais si), j'ai dépêché deux fins limiers sur place pour espionner ce qui pouvait l'être, et moucharder pour les fidèles lecteurs de ce blog.

 

Je laisse donc le Siffleur d'Amérique (Thomas qui d'autre ?) et l'Océanite cul-blanc (alias Pierre-Yves) et lnous conter cette journée du 7 février.    

 

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"L'union fait la force, c'est bien connu. C'est donc avec enthousiasme et  l'œil alerte que nous autres, volatiles Aevistes, avons embarqué au pipirit chantant aux côtés de nos valeureux compagnons de Titè, AMAZONA et de l'OMMAG. 

 

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C'est d'abord sur les terres - ou plutôt devrais-je dire les eaux - de mon compère l'Océanite cul-blanc que nous nous sommes aventurés, sur la côte nord de la Désirade. Un bien beau domaine je dois le reconnaître : une mer d'un bleu intense, des falaises escarpées surplombant quelques plages de galets désertes. Un vrai repère pour pirates ! Par contre, côté oiseaux marins, on repassera... Bien sûr, nous avons été salués par quelques élégantes frégates et un non moins majestueux Balbuzard pêcheur... mais bon, pas de quoi me casser trois pattes !

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Heureusement, la Désirade regorge de trésors et l'expédition ne fut pas vaine : une superbe discordance géologique (calcaire flirtant avec roche volcanique).

 

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Et un groupe de dauphins qui fait un bout de chemin avec nous... ça valait le détour!

 

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Pour nous remettre de ces émotions, nous avons décidé de casser la croûte dans ma résidence d'hiver : la saline. Tous mes colocataires étaient là : Echasses, Bécasseaux et autres Chevaliers et même ma timide cousine la Sarcelle d'hiver. Mais quelle ne fut pas notre surprise lorsque les ornithos chevronnés d'AMAZONA ont découvert, au milieu de tout ce beau monde, un hôte hors du commun : une Marouette ponctuée !

 

Marouette

 

Hors du commun, c'est le moins que l'on puisse dire puisque ce lointain parent d'Europe n'avait tout simplement JAMAIS été observé en Guadeloupe et d'après nos sources, c'est seulement la deuxième observation pour tout le continent américain !"

 

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Y’a pas à dire, la Désirade est vraiment une destination de plus en plus prisée. Selon les dires de mon compère l’Océanite, les oiseaux marins ne peuvent pas rester insensibles aux charmes de cette île. Il faudra donc retourner un peu plus tard dans la saison de nidification pour vérifier cette affirmation : affaire à suivre...".

 

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Le team prenant la pose et le soleil.

5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 15:51

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*

La question se pose. Entre pénurie d'essence et Saint-Valentin, mes beaux yeux d'Anoles vous feront-ils d'amour mourir ?

Quoi qu'il en soit, Pierre Legreneur, maître de conférences à Lyon, très calé en éthologie, viendra vous narrer ce qu'il a pu découvrir sur l'aspect des Anolis sur les îles de Guadeloupe. Espèces ? Sous-espèces ? Phénotypes ? Là est toute la question.

La taille et les couleurs, ça se discute !

 

Rendez-vous à l'UAG le 14 février à 18h, en biologie marine.

 

* Pastel de Jean Chevallier

29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 16:03

Mon premier est une espèce protégée.

Mon second est doté de nombreux petits organes de défense (des piquants en quelque sorte).

Mon troisième est orné à l'âge adulte d'un appendice joliment nommé cephalium.

 

Et mon tout est l'une des fiertés de la Désirade.

 

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Facile ! Vous avez tous deviné qu'il s'agit d'un cactus.

Tête à l'Anglais. Coussin de belle-mère. Melocactus intortus.

 

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Fichtre, l'hospitalité n'est pas de mise chez cet Anglais-là.

 

 

En Tapeur consciencieux, je me suis renseigné sur son statut.

 

Selon les critères régionaux de l'UICN, l'espèce est classée en danger critique pour la Guadeloupe.

Horreur ! Ça signifie menacée de disparition. Y compris  à Saint-Martin. A l’échelle de la région Caraïbe, c'est moins grave : préoccupation mineure, le risque de disparition étant faible. Il existe en effet des populations importantes de ce cactus sur certaines îles situées dans son aire de répartition, de Porto Rico à la Dominique.

 

Au niveau national, l'espèce est protégée par arrêté ministériel du 26 décembre 1988. En d'autres termes, toute manipulation de Melocactus est interdite, qu'elle soit ou non destructive. On touche avec les yeux !

 

On trouve assez peu de documentation sur ce cactus, tout ce qu'on peut dire pour la Désirade c'est que les populations ont fortement régressé depuis une petite trentaine d'années.

 

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Qu'est ce qui a bien pu provoquer une telle dégringolade ?

Les prélèvements ? Les cabris ? Le fait même que l'espèce ait été déclarée protégée ? Difficile de le savoir.

 

Et comment y remédier ?

En cultivant des cactus et en les replantant ? En protégeant physiquement certaines zones ? En mettant un garde avec un fusil derrière chaque cephalium ?

 

En tous cas, chacun a un avis sur la question. Il devenait urgent de mettre toutes les bonnes volontés autour d'une table pour partager les connaissances et les idées. Une réunion s'est tenue tout récemment à l'initiative de la DEAL, elle a rassemblé ce qui se fait de mieux en matière de gestionnaires d'espaces naturels, de services de l'état et de la sphère associative. Les actions en cours ont été discutées et parfois recentrées. L'idée de mettre en place un véritable plan d'actions a même été émise, il n'y a pas de raison qu'il n'y en ait que pour les Tortues marines et les Iguanes tout de même !

 

Iguana-delicatissima-claudie-pavis.JPG

 

Ca se discute.

 

Pour revenir à nos moutons Désiradiens, AEVA et Titè se donnent la main pour accueillir une stagiaire, dont la mission (elle l'a acceptée !) est d'imaginer et tester une méthode pour décrire la population de la zone Est, au sein et à proximité de la Réserve naturelle géologique.

 

 

Combien d'individus ? Quelle répartition des âges ? Quel lien avec la végétation et les menaces potentielles ? Quelle évolution dans le temps ?

 

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Isabelle (dubitative) et son mentor Nicolas.

 

Premiers éléments de réponse sur la méthode courant mars, lors de la soutenance d'Isabelle à l'UAG.

22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 11:01

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Du fond de ma forêt Basse-Terrienne, j'ai quand même entendu dire que d'ici quelques jours, la dernière feuille de l'éphéméride irait au panier. Pardon, au tri sélectif.

 

Il est donc question de l'année 2014 qui s'annonce. Le nouveau bureau d'AEVA a tenu son conseil de guerre. Un seul mot d'ordre : soyons fous ! Je dois dire que les idées ont fusé de partout, j'étais planqué sur la grosse branche du flamboyant et j'ai presque tout entendu.

 

A propos du bureau nouveau, vous pouvez allez voir un peu à quoi il ressemble en allant cliquer sur le trombinoscope.

 

L'année 2013 avait comme thème les 20 ans d'AEVA.

Il a été décidé à l'unanimité des voix (beuglements devrais-je dire) que le thème favori de 2014 serait la Désirade.

 

Mais pourquoi la Désirade me direz-vous ?

 

Comment est-il possible de se poser la question ! La Désirade offre tout ce dont un naturaliste peut rêver. De la beauté, de l'inconnu, de la poésie, de la douceur, de la violence, des couleurs, une Réserve, et... des Désiradiens.

 

Alors pour abonder ce thème, nous avons déjà qelques idées en tête, qui seront à concrétiser dans les semaines qui viennent. Dans le désordre : un exposé de Marion sur la géologie de la Réserve, un ou deux sujets de stage sur les Scinques et peut-être les Têtes à l'Anglais (Melocactus pour les puristes), un concours de la plus belle photo et du plus beau dessin de la nature Désiradienne, une sortie de 3 jours pour avancer sur les projets. 

 

Ensuite on verra ! 

 

Le bureau a également pris quelques bonnes résolutions. 

 

1- Proposer un planning des sorties et exposés.

2- Développer la vulgarisation scientifique et les supports pédagogiques.

3- Acheter deux bonnes paires de jumelles pour nos adhérents.

4- Faire une petite base de données des livres et autres docs intéressants en notre possession.

 

Comme c'est écrit, il y a peut-être ue chance pour que tout cela se concrétise !

 

A tous je souhaite beaucoup de bonheur pour les derniers jours de cette année, qui fut remplie d'actions et d'émotions partagées.

11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 13:41

Un troisième larron a rejoint le club des écrivains en herbe, son nom de guerre est le Moqueur corossol. Toutes les photos sont de lui. Bienvenue !

 

 

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Quel rouge incroyable !

 

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Une petite araignée verte sur mon bureau.

 

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Cet Argiope argenté a un appétit féroce.

 

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Ce Scolopendre (cette ?) était sous un pot, dans un nid sphérique, protégeant ses petits entre ses pattes.

 

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Pour lutter contre les chenilles clown (du Sphynx du frangipanier), élevons des scolopendres. Celui-ci en suce la substantifique moelle.

 

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Ce Sphynx du frangipanier a revêtu une doudoune mortelle.

 

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J’ai dérangé ce Soufré un soir en voulant prendre la photo, mais il est revenu sur la même fleur de Bauhinia, manifestement un bon camouflage, où il est resté jusqu’au lendemain.

 

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Ces larves de chrysomèle ( ?) apprécient le champignon de souche.

 

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Aire idéale pour les débats amoureux des adultes.

 

Clichés Nicolas Barré.

2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 16:54

Seigneur Jésus Marie Joseph et tous les saints de la terre, ça y est !

 

Moi le Toto-Bois, je me plaignais depuis longtemps d'être le seul à sortir ma plume noire pour vous raconter le monde selon AEVA. Eh bien je suis heureux de vous annoncer que j'ai trouvé une âme soeur. Non pas sur Mythic ou autre e-Darling, mais tout simplement au sein du bureau. Par respect de sa vie privée, je l'appellerai "Grive fine", si elle est d'accord avec ce pseudo. A vous les studios.

 

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Echappés du Seigneur des Anneaux ? Cliché N. Barré.

 

« Un vent jeune souffle sur AEVA » … et la sortie de dimanche dernier nous a prouvé que l’anémomètre ne va pas faiblir de sitôt. En effet, les jeunes (et les moins jeunes) Aevistes ont su faire preuve de résistance à l’humidité (c’est peu dire…) pour atteindre cette petite plante pas comme les autres, témoin de la richesse floristique de la Guadeloupe : Pseudocentrum guadalupense, une orchidée que l'on pensait disparue et récemment redécouverte (voir les 3 précédents articles qui retracent l'historique  et ).

 

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La belle plante en question, en fin de floraison. Cliché T. Delhotal.

 

La météo n’a donc pas été clémente avec nous, mais elle ne nous a pas empêchés de suivre notre guide à la trace. Durant nos trois heures d’ascension, Nicolas nous a fait découvrir une trentaine d’espèces d’orchidées :  

- des épiphytes : Vanilla planifolia, Maxillaria coccinea, M. meridensis, M. inflexa, Epidendrum carpophorum, E. patens, E. anceps, E. ramosum, Dichea pendula, Helleriella punctulata, Isochilus linearis,  Jacquiniella globosa, J. teretifolia, Octomeria graminifolia, Lepanthes aurea, Pleurothallis ruscifolia, P. imraei, Prescottia stachyodes, Stelis ophioglossoides, S. perpusilliflora.

- et des terrestres : Brachionidium parvum, B. scherringii, Erthrodes hirtella, E. plantaginea, E. querceticola, Habenaria floribunda, H. amalfitana,  Oceoclades maculata, Malaxis major, Psylochilus macrophyllus, Ponthieva petiolata, Cyclopogon cranichioides, Pseudocentrum guadalupense.

 

Je terminerai en attribuant une mention spéciale à Timéo et Cléo pour leur courage et à Nicolas et Marie-France pour leur poncho (équipement de terrain qui en a laissé plus d’un rêveur !).

 

A bientôt pour de nouvelles aventures.»

 

Eh bien merci miss Grive fine pour ce récit. Dès que j'ai un moment, je pose une journée de RTT pour compléter cet article avec un album photo plus complet.

27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 20:20

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Michel Feuillard est parti sous d'autres cieux, et d'autres fumerolles. Comme nous dit France-Antilles, il était né sur les pentes de la Soufrière il y a 82 ans. 

 

Salut et respect à cet homme bienveillant et discret, qui aimait ce volcan plein de caractère, et nous a beaucoup appris sur lui.

 

Et que le volcan garde encore longtemps cet aspect sauvage que nous aimons tant.

18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 15:57

Après avoir transpiré pour trouver une salle de réunion, baillonner l'alarme et dompter le vidéo-projecteur, nous y sommes arrivés.

 

L'assemblée générale s'est déroulée samedi dans le plus grand désordre, mais pour notre plus grand bonheur. La moyenne d'âge en a pris un coup, un vent jeune souffle sur AEVA.

 

Le bilan a été fait de l'année qui vient de s'écouler, et ma foi nous en sommes plutôt satisfaits. Fichier à télécharger dans les plus brefs délai en cliquant . Attention, il n'y en aura pas pour tout le monde.

 

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Dessin Jean Chevallier

 

Personne n'a gagné sa cotisation 2013-2014, le batracien-énigme était tout bêtement Bufo bufo, alias Crapaud-France en langage Toto-Bois. Dommage, il va vous falloir envoyer un chèque de 20 € pour revendiquer le statut, ô combien enviable, d'Aeviste.

 

A bientôt, ici ou ailleurs !

 

7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 15:43

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Cliché Pierre-Yves, arabsesques solaires.

 

Wikipédia dans sa grande bienveillance nous dit  : L’éclectisme (du grec eklegein : choisir) est une attitude philosophique consistant à choisir dans plusieurs philosophies les éléments qui paraissent intéressants pour constituer un système complet.

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Dessin Marion, artiste en zeb.

 

Eh bien alors nous fûmes éclectiques en ce week-end prolongé de la Toussaint, passé à Désirade.

 

Système complet :

 

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- Quinze Aevistes de 24 à 62 ans.

De-sirade-Devant-y-bon-Novembre-2013.jpg

 

- Thèmes abordés = prospections Scinques, géolocalisation Têtes à l'Anglais, astronomie gymnique, aquarelle, géologie (qui peut repérer la radiolarite sur l'image ?).

 

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- Rencontres avec les collègues d'AMAZONA (qui nous ont organisé une petite séance avifaune), et de l'ASFA (qui nous ont invités à un raout chauve-souris mais faute de réseau, nous manquâmes le train de la Pipistrelle).

 

De-sirade-Anse-Echelle-Novembre-2013n-b.jpg

 

- Milieux parcourus : murets de pierres sèches sur morne, salines, pente sud de la Montagne, ravine, littoral nord, plateau, prairies et falaises littorales est, zone péri-urbaine à chat chasseur de Scinques, gîtes de Madame Pioche.

De-sirade-Salines-Novembre-2013.jpg

 

- Conditions météo : parfois humides.

 

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Cliché Sandra, entremetteuse Lune-Soleil.

Eléments intéressants : beaucoup.

 

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Cliché Thomas, Anolis inquiet.

 

Des contributions variées pour tenter de partager avec vous ces moments. 

Un album photo collectif.

 

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Cliché Félix, la petite Sirène du sentier du Grand Nord.


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Cliché Carla, très roots.

 

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Cliché Emilie, qui nous offre ces 8 mots :

 

Domino (des victoires et des défaites, par fairplay je ne citerai pas de noms)

Eclipse (presque éclipsée par la représentation de AEVA Circus)

Scinque (ou pas...)

Itinéraires improvisés (mais toujours maîtrisés!)

Réserve naturelle (merci Ti Tè)

Amitiés (ça marche aussi avec Apéro, j'ai hésité !)

Décapsuler (certain(e)s vont devoir encore s'entrainer)

Encore (c'est quand le prochain RDV ????)

31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 03:58

En tant qu'oiseau des bois, insectivore de surcroît, je m'intéresse peu aux plantes. Fussent-elles de belles plantes.

 

Mais vous qui me lisez, je suis sûr qu'il vous arrive souvent de noter lors de vos promenades telle ou telle espèce végétale, parce que vous l'aurez trouvée belle, rare, inhabituelle, que sais-je ? (peu de choses je le reconnais). 

Petit-Bourg-Trace-Merwaert-2008n-b.jpg

 

Eh bien figurez-vous que vos carnets de notes sont une mine d'informations, qu'il serait dommage de garder rien que pour vous. Imaginez que ledit carnet tombe à l'eau, ou que votre ordi rende l'âme sans que vous ayiez pensé à faire des sauvegardes ? Et surtout, pourquoi ne pas partager ce savoir ?

 

Oui mais comment ?  Et pourquoi ? Et n'y a-t-il pas de risque que ma contribution ne soit pas reconnue ? Et si jamais les déterminations sont fausses ? Et s'il s'agit d'espèces menacées celà ne risque-t-il pas de les mettre en danger ? Toutes ces inquiétudes sont bien compréhensibles, j'ai de mon côté souvent hésité à divulguer mes coins à petites larves grassouillettes dont je me régale.

 

Eh bien n'héistez plus. L'association Tela Botanica vous a concocté deux outils assez performants et faciles d'emploi. Et qui prennent en compte ces craintes légitimes.

 

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Tout d'abord, un truc nommé e-Flore. e comme électroniqe (donc sur le web pour causer français), et flore comme flore, ce n'est pas plus compliqué que ça. Allez jeter un oeil là-dessus, c'est épatant. Toutes les espèces (ou presque, nobody's perfect) des Antilles françaises y sont, avec les synonymes. J'en parle d'autant plus à mon aise que c'est un peu grâce à moi que cette liste d'espèces a été mise à jour et vous est proposée. J'avoue ne pas avoir mis moi-même mis la main à la pâte, ayant peu de dons pour la cuisine botanique. Mais j'ai réussi à convaincre mon ami Jacques Fournet de s'y ateler, et j'ai fait le lien avec Tela Botanica qui s'est chargée de la partie informatique. Le tout en concertation avec le Museum qui a remonté toutes ces infos sur le site national de l'INPN, sous le doux nom de TaxRef.

 

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Et puis autre outil, le CEL. Késako ? Carnet En Ligne : cliquez là. Le Carnet en ligne est l'équivalent numérique de votre calepin de terrain. Il permet de saisir vos observations, de les vérifier, de les illustrer avec vos propres images, puis de les partager avec le réseau si vous le souhaitez.

 

Avec en plus un module cartographique : quand elles sont partagées, vos observations et les photos saisies alimentent la cartographie et les illustrations d'e-Flore.

 

Egalement un module projet qui vous permet de créer vos propres dossiers et d'y associer des observations. Sans compter le module import et export au format tableur, pour les fans du traitement de données (il faut de tout pour faire un monde).

 

Lancez-vous ! Mais gardez quand même votre bon vieux carnet papier pour consigner vos observations avant de les saisir dans le système.

29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 04:52

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                                                         Photo Ph. Feldmann

 

Je dirais même plus, en danger critique d'extinction, au niveau régional pour la Guadeloupe. Selon les critères de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN pour les initiés).

 

La Guadeloupe est riche.

 

Riche d'une centaine d'espèces d'Orchidées sauvages, qu'il m'arrive fréquemment d'observer depuis mes arbres favoris. L'une d'entre elles me fait du souci, la terrestre et gracieuse Epidendrum revertianum. C'est d'ailleurs une "fausse" terrestre, car elle n'est pas très ancrée au sol, il est très facile de la transplanter. Facile mais interdit, mademoiselle étant sur la liste des people protégés par arrêté ministériel.

 

                               Raymond est inquiet mais pas désespéré. 


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En 1990, une douzaine de stations de cette espèce étaient recensées avec plusieurs centaines d’individus. Vingt-trois ans plus tard, c'est-à-dire aujourd'hui, la situation n'est pas brillante : seulement deux stations connues, comportant une douzaine individus. 

 

Pas bézef !

 

Vous me direz que ce n'est pas aussi grave que ça, puisque des plants avaient été sauvegardés in vitro. Que des croisements entre plantes avaient été réalisés, et qu'on dispose donc, au laboratoire et dans certaines pépinières, de plusieurs centaines, voire milliers de desecndants. Un raccourci facile serait de dire qu'il suffirait de les remettre dans la nature et le tour serait joué !

 

Epidendrum-revertianum-cultive.jpg

 

Mais vous le savez aussi bien que moi, la vie n'est pas simple.

 

Et qu'en pensant aller dans le sens de la protection, on peut aussi bien aller dans celui du mur.

 

C'est pour cela que tout récemment, nous avons réuni ce qui se fait de mieux en matière de biologie de populations de petite taille. Un séminaire INTERNATIONAL (merci à Raymond, le "canadien portoricain" du groupe) a été organisé en Guadeloupe à l'initiative de l'AGO, et grâce à la décontraction naturelle de la trésorière d'AEVA. Qui a donné le feu vert pour pré-financer l'opération, on se demande comment de tels irresponsables sont recrutés dans ces structures associatives. Nos spécialistes invités : Nathalie Machon du Museum, et Raymond Tremblay de l'Université de Porto Rico.

 

      Le morne Mazeau en 1987, du temps où notre gracieuse terrestre vivait de beaux jours.


Morne-Mazeau--Deshayes--04-87.jpg

 

Ce furent deux journées fort sympathiques, préalable indispensable pour que la mayonnaise prenne, et pour arriver à bien s'amuser (pardon, travailler) ensemble. Au programme tout d'abord, la visite du laboratoire de culture in vitro du CRB INRA-CIRAD, ou Man Jocelyne fait des merveilles pour conserver et repiquer les Orchidées dans des mélanges de gélose savamment dosés.

 

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Puis un petit tour dans les jardins et ombrières des amoureux d'Epidendrum revertianum, j'ai nommé Nicolas et Claude. 

 

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Marie-France nous a à cette occasion désaltérés avec un délicieux jus de gingembre maison. 

 

Viste-Epidendrum-revertianum.jpg

 

Troisième temps des visites : le terrain. Les talus pentus de la Mamelle de Petit-Bourg, puis le Morne Mazeau à Deshaies. 

 

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              Philippe affecté à la circulation sur la Mamelle Petit-Bourg. 

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Deuxième jour, tout le monde est puni et se retrouve en salle. Messieurs dames, il va falloir potasser un peu avant d'envisager quoi que ce soit :

 

Nathalie expliquant au parterre d'ignares que nous sommes, la différence entre heterosis et dépression de consanguinité.


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- quelle est la réglementation sur les espèces protégées ?

- que faut-il faire pour être autorisé à manipuler des espèces protégées ?

- quels sont les freins au renforcement des petites populations ?

- quelles sont les clés pour la conservation des espèces ?

- que connaissons-nous exactement des populations d'E. revertianum ?

 

Mais oui, beaucoup de questions. Mais rassurez-vous, également quelques réponses, toutes consignées dans le compte-rendu ce ces journées, maintenant disponible dans tous les bons kiosques.

 

Jeanny-Marc.jpg

 

Nous sommes très fiers, Jeanny Marc, députée maire de Deshayes, a passé toute une matinée avec nous. A été conquise par Raymond (enfin, par son exposé) et Nathalie. Souhaite investir sa commune dans le projet, notamment au travers de la participation d'écoliers à certaines actions. 

 

 

Logo-parc-national-guadeloupe.jpg 

 

Sur la question récurrente du nerf de la guerre, le court terme semble en bonne voie, le Parc National ayant classé notre projet prioritaire pour un financement.

 

Qu'allons donc nous faire dans les mois et les années qui viennent ? Quand je dis nous, je parle au nom de beaucoup d'acteurs, que je cite par ordre alphabétique de peur de fâcher : AEVA, AGO, CBIG, CIRAD, DEAL 971 & 972, INRA, Ionopsis, Museum, ONF, PNG, Université de Porto Rico.

 

Eh bien voici le programme :

 

Monter un plan de sauvegarde permettant de reconstiituer des populations viables de l’espèce :

 

- Réaliser l'état de l'art, regrouper la bibliographie (publications, rapport de stage etc..), partager les documents sur un répertoire en ligne.

- Essayer de sécuriser la conservation de chaque plante sauvage, soit avec les kékis (petits plants se développant sur les hampes florales), soit in vitro.

- Mettre en œuvre une action d'urgence en créant de nouvelles populations avec les plants déjà disponibles. Il faudra donc réaliser des transplantations avec au moins une centaine d'individus. Un diagnostic sanitaire sera à réaliser auparavant. 

- Etablir la liste des croisements réalisés, en précisant l’origine des individus utilisés.

- Envoyer des fragments de plants sauvages et cultivés au Museum, pour analyser la structure génétique des populations, et ainsi avoir des éléments pour définir la stratégie de renforcement.

- Faire le lien entre diversité génétique et fitness des populations.

- Identifier des sites pour implanter de nouvelles populations.

 

Après, on se fait une petite bouffe et on avise !    

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  • : Le blog d'AEVA, Association pour l'Etude et la protection des Vertébrés et végétaux des petites Antilles - Contact : claudie.pavis@gmail.com
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