Fermer
Le blog d'AEVA, Association pour l'Etude et la protection des Vertébrés et végétaux des peties Antilles
De la famille des Cicadidae, les cigales sont de lointaines cousines
des punaises. Ces insectes sont présents dans les régions tropicales et subtropicales et jusque dans le sud de l’Europe. Elles sont reconnaissables à leur corps massif et à leur tête
triangulaire avec des antennes très courtes prolongées par une longue trompe rectiligne logée au repos entre la base des pattes avant. Leurs quatre ailes sont transparentes, membraneuses et
disposées en toit au-dessus du corps, mais ce sont généralement nos oreilles qui les reconnaissent en premier. Les adultes vivent sur les grosses branches des arbres, se confondant avec l’écorce.
Pour attirer les femelles, les mâles chantent des sérénades dont l'aspect mélodieux est tout relatif. Ces sons, variables selon les espèces et les circonstances, sont produits par une
caisse de résonance constituée d’un double tambour formé de cymbales actionnées par des muscles. Les cigales ont inventé l’oreille débrayable : quand un mâle se tait, il écoute les autres [ce qui
n'est pas donné à tout le monde, ndlr], mais quand il chante, il détend son tympan, ce qui lui permet de devenir sourd et de ne pas être gêné par ses propres émissions sonores. Concerts
gratuits donc en certaines clairières ou endroits boisés de Petit-Bourg, Lamentin, Sainte-Rose ou Goyave... La chanteuse se nomme Fidicina mannifera. Les services d'immigration
situent son arrivée entre 1985 et 1989 [d'après le brigadier-chef Jean Etienne, ndlr]. Elle est originaire du bassin amazonien, et est présente en Guyane.
Ce que vous ignoriez sans doute (malgré tout le respect que je vous dois), c'est qu'une autre espèce est présente en Guadeloupe. Plus petite et plus discrète, endémique aux petites Antilles, elle
répond au doux nom de genre de Proarna.
Il est probable que c’est à l’état larvaire, comme passager clandestin dans du terreau ou un pot de fleur que les cigales Fidicina sont arrivées en Guadeloupe. On ne signale pas pour le moment de dégâts aux végétaux liés à cette espèce. Pipirits et Gli-glis sont capables d'en capturer en vol.
Merci Daniel pour ces éclaircissements. Méthode de lutte respectueuse de l'environnement et du principe de précaution : la boule Quiès.
Publié le 17/05/2008 à 14h54 dans Entomo